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Yohan Leblanc, Ultimate Frisbee, Jokers de Laurentides-Lanaudière, Sylvain Leblanc, Philippe Thivierge

Yohan Leblanc de Bois-des-Filion, adepte du Frisbee Ultime.

Dès son tout jeune âge, Yohan jouait au frisbee.
Yohan souffre d’hémiparésie gauche et est paralysé du côté gauche de son corps. On le voit ici lors du championnat provincial remporté par les Jokers de Laurentides-Lanaudière.

Yohan excelle au Frisbee Ultime

En dépit de son handicap

Sport qui ne cesse de gagner en popularité partout au pays, le Frisbee Ultime gagne tranquillement le cœur des Québécois. Parmi ses adeptes, on retrouve Yohan Leblanc, 15 ans, de Bois-des-Filion. Ce dernier, malgré l’hémiparésie dont il est atteint, soit un handicap partiel de tout le côté gauche de son corps, a récemment remporté le championnat provincial avec son équipe, les Jokers de Laurentides-Lanaudière.

«Malgré ce handicap, lance l’un de ses entraîneurs, Philippe Thivierge, Yohan est un actif important des Jokers par la qualité de ses lancers. Il se rend très utile sur un terrain. Il faut dire que ça fait plusieurs années qu’il en lance des disques.»

Des disques, il en lance depuis toujours en fait ! Puisque le père de Yohan, Sylvain Leblanc, est un vétéran de Frisbee Ultime, lui qui fut parmi les premiers à pratiquer ce sport au Québec. Il a même participé à des championnats du monde à Hawaï, puis en Australie lorsque Yohan n’était âgé que de 10 mois.

«Mon handicap ne m’a jamais empêché de faire du sport ! Je me suis habitué au fait que ma main gauche soit paralysée», dit Yohan qui est quasiment né avec un frisbee dans les mains, lui qui, d’aussi loin qu’il se rappelle, a toujours lancé le disque rond.

«Quand j’étais petit, mon père m’emmenait toujours dans ses tournois. J’ai décidé de jouer parce que j’aimais bien ça ! Dès 6 ans, je lançais le frisbee !»

«De mon côté, de renchérir Sylvain Leblanc, ça fait plus de 25 ans que je joue ! En 1994, je m’étais blessé à un genou en jouant au hockey et c’est en physiothérapie que j’ai rencontré le fondateur de l’association de Ultimate Frisbee de Montréal, Luc Drouin, qui avait eu la même blessure que moi».

Comme le football

Pour ceux et celles qui n’ont jamais eu l’occasion de voir une partie d’Ultimate Frisbee, imaginez une partie de football. Toutefois, au lieu de se lancer un ballon, c’est un frisbee que se lancent les coéquipiers. Au lieu de courir, on se fait de la passe et au lieu de se plaquer, bien, on ne se touche pas. On peut y jouer 7 contre 7, 5 contre 5 ou 4 contre 4.

«C’est un mélange de soccer, de football et de handball, explique Sylvain Leblanc. La seule particularité, poursuit-il, c’est qu’il n’y a pas d’arbitre. C’est un sport autoarbitré, basé sur l’esprit du jeu, sur le respect. Il n’y a pas d’agressivité ou d’animosité comme dans certains autres sports. C’est une discipline mixte. Les gens adhèrent beaucoup à la philosophie de ce sport.»

Inventé aux États-Unis, le Frisbee Ultime gagne en effet à être connu. Actuellement, plusieurs régions du Québec ont leurs équipes d’âges juniors et séniors.

«Tu ne peux pas courir en possession du frisbee, explique Yohan. Une fois que tu as le frisbee en main, tu as 10 secondes pour le lancer. Tu as un pied pivot et tu peux lancer le frisbee partout sur le terrain, en avant, en arrière ou sur les côtés jusqu’à ce que tu atteignes la zone des buts, comme au football.»

Évidemment, les Leblanc aimeraient voir davantage de gens, jeunes et moins jeunes, jouer au Frisbee Ultime. Le fait que le sport pourrait éventuellement faire son entrée aux Jeux olympiques, comme discipline de démonstration, devrait les aider dans leur quête. On a un mince espoir de voir cela se produire pour les Jeux de Los Angeles, où est né le sport.

«Ce n’est pas évident d’attirer les jeunes vers ce sport encore méconnu, de poursuivre Sylvain Leblanc. Mais lorsque les parents prennent connaissance de la façon dont il est joué, ils veulent voir leurs enfants le pratiquer.»

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