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Entête - Sport en bref

Une saison de rêve pour Michaël Dupont

Il performe tant sur la glace que sur les bancs universitaires

Les amateurs de la LHJMQ le savent mieux que quiconque, le gardien de but Michaël Dupont, de Bois-des-Filion, ne l’a pas toujours eu facile au cours des dernières années. Tôt dans sa jeune vie d’adulte, il aura été confronté à une pression extrême qui a transformé sa vie à tout jamais.

Mis sur un piédestal à Baie-Comeau après une étonnante saison recrue, en 2004-2005, alors qu’il n’était âgé que de 17 ans, tout ne s’est pas déroulé tel que le cerbère l’aurait souhaité, par la suite, lui qui fut trop souvent pointé du doigt pour les déboires défensifs du Drakkar.

Choix de sixième ronde des Flyers de Philadelphie lors de l’encan 2006, il n’a cependant jamais réussi à s’entendre avec la formation pennsylvanienne pour un contrat qui aurait fait de lui un hockeyeur professionnel. Au lieu de baisser les bras, l’athlète aujourd’hui âgé de 21 ans a redoublé d’effort et a plutôt décidé de poursuivre ses études tout en pratiquant le sport qu’il affectionne le plus.

Résultats? Il connaît présentement une saison de rêve, tant sur la patinoire, avec les Patriotes de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), que sur les bancs d’école, où il réalise un certificat en administration.

Statistiques éloquentes

Après avoir raté le début de la présente campagne à la suite d’une blessure au ménisque du genou, Michaël Dupont est revenu en force, comme le démontrent ses statistiques plus qu’éloquentes: neuf victoires et deux revers dont un en surtemps, une excellente moyenne de 2,33 buts alloués par joute et un phénoménal pourcentage d’efficacité de 0,920.
«Les dernières années n’ont pas été faciles pour moi. Ce fut surtout difficile pour ma confiance sur le plan personnel. Je me mettais beaucoup de pression sur les épaules et je me laissais trop distraire par les à-côtés. Depuis mon arrivée à l’UQTR, j’ai retrouvé le plaisir de jouer au hockey et je crois que si un jour, j’éprouve des difficultés ce sera plus facile pour moi de me relever, grâce à l’expérience que j’ai vécue à Baie-Comeau», explique le jeune homme avec optimisme.

Michaël Dupont prétend également avoir changé du tout au tout son approche à propos des études. «J’ai d’excellentes notes sur le plan académique. Quand on évolue dans la LHJMQ, on se voit tous évoluer dans la LNH et vivre uniquement du hockey. Mais ce n’est pas la réalité et je l’ai compris. Je suis beaucoup plus studieux aujourd’hui».

Sur les traces de son père

Pourquoi un certificat en administration? «Parce que j’aimerais suivre les traces de mon père (Normand Dupont) après ma carrière de hockeyeur et ainsi devenir agent de joueurs», répond-il sans la moindre hésitation.

Normand Dupont est d’ailleurs un ailier gauche qui a fait carrière chez les professionnels, lui qui a inscrit 55 buts et obtenu 85 passes dans la LNH. Ce choix de première ronde du Canadien de Montréal, en 1977, a terminé sa carrière en Suisse, là où Michaël est né.
«Comme je suis né en Suisse et que je suis parti de là-bas quand j’avais 7 ans, j’ai le droit d’obtenir ma nationalité suisse. Mon père (son agent) est déjà en pourparlers avec plusieurs équipes suisses et j’aimerais aller jouer là-bas dès l’an prochain, si possible», espère celui qui partage le filet chez les Patriotes avec Jean-Christophe Blanchard, dans un système d’alternance.

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