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Un lutin géant se promène dans les rues de Rosemère

Photo Christian Asselin

Phil Shaw, déguisé en lutin, déambule dans les rues de Rosemère à ski à roulettes.

Un lutin géant se promène dans les rues de Rosemère

À ski à roulettes

À 52 ans, le Rosemèrois Phil Shaw a trouvé une façon amusante de s’entraîner en vue des compétitions de ski de fond d’envergure auxquelles il participera cet hiver en Europe. Depuis cinq ans, déguisé en lutin et traînant derrière lui un sapin de Noël, il déambule à ski à roulettes sur le chemin Grande-Côte et le boulevard Curé-Labelle lorsqu’arrive la période des Fêtes, attirant ainsi les regards des passants.

«Les gens klaxonnent et m’envoient la main. Ça fait mon petit bonheur! Avant, mes entraînements étaient beaucoup plus ennuyants et plus dangereux!»

Il est vrai que depuis que Phil enfile un costume pour s’entraîner, il serait difficile pour quiconque de ne pas l’apercevoir. Parce qu’en plus du déguisement de lutin, qu’on peut déjà difficilement manquer, et du sapin de Noël qu’il traîne derrière lui, Phil se fait un devoir d’attacher à sa tuque des ballons, qui virevoltent dans les airs, question de sécurité.

«Les ballons, je les ai même lorsque je m’entraîne l’été. Les gens me voient et ça me rend moins en danger!»

Entraînement intensif

Bien que cela puisse paraître d’un jeu pour l’automobiliste qui voit cela de l’extérieur, l’entraînement auquel s’adonne le skieur, sept jours sur sept, en est un exigeant qui requiert une grande discipline. C’est que Phil Shaw excelle depuis des décennies sur la scène internationale du ski de fond et s’il veut garder la forme, il n’a pas le choix de mettre les bouchées doubles.

Après les quelques compétitions régionales auxquelles il participera en décembre, des courses de 10 ou 15 km, Phil s’envolera pour l’Allemagne, le 2 février, où il entamera le circuit des Worldloppets en prenant le départ de la König Ludwig Lauf, une course de 42 km. Il se dirigera ensuite en France, le week-end suivant, pour participer à la Transjurassienne, un parcours d’une distance de 76 km.

«Le week-end d’après, je serai au Loppet de Gatineau. J’aurai donc parcouru 326 kilomètres en trois fins de semaine. C’est beaucoup!»

Jack Rabbit

«C’est beaucoup!» , certes, mais Phil a su garder la forme. Il s’entraîne chaque jour. À titre d’exemple, son mois de septembre, il l’a passé à rouler à roulettes dans le Nord, l’Est et une partie du sud de la France. Et à 52 ans, il ne voit pas le jour où il cessera de pratiquer le ski de fond.

«L’âge n’est pas un handicap, peut-être que je récupère un peu moins vite qu’il y a 30 ans, mais la sagesse fait en sorte que je me repose après la course. Je prends ça un hiver à la fois, mais j’aimerais bien faire comme Jack Rabbit et faire du ski de fond à l’âge de 100 ans!»

Une chose est certaine, si l’activité physique et le sens de l’humour sont gages de longévité, parions que Phil Shaw réalisera son souhait.

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