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Un homme ça pleure aussi

(Photo Marc Derome)

Un homme ça pleure aussi

Un dernier caucus très émotif

La chanson de Dan Bigras intitulée Un homme ça pleure aussi avait plus de sens que jamais lorsqu’on s’est approché du groupe de joueurs et d’entraîneurs des Nordiques, réunis à genoux sur le terrain, à Sherbrooke, pour un dernier caucus après la formidable saison ayant pris fin de façon plutôt amère, lors du match ultime du Bol d’or.

Selon l’entraîneur-chef Éric Marier, ça prenait un gagnant et un perdant. «C’est l’équipe qui a fait le moins d’erreurs qui a gagné. Il y a aussi le fait que nous n’avons pas joué durant toutes les 60 minutes du match. Rendu au Bol d’or, ça ne pardonne pas. Je suis en colère parce que notre défensive ne s’est pas présentée. Je suis aussi triste parce que c’est la fin pour 13 de nos vétérans. Ils ont travaillé très fort», d’analyser l’entraîneur.

De son côté, le secondeur Mathieu Trudeau a déclaré: «On s’attendait à une bonne opposition, mais on a perdu nous-mêmes le match. Nous avons fait plein d’erreurs mentales. Nous avons écopé des pénalités au mauvais moment. Ça fait très mal parce que j’ai le logo des Nordiques tatoué sur le cœur. Je vais certainement revenir avec cette organisation comme entraîneur quand j’aurai terminé l’université.»

Le spectaculaire retourneur de botté Vincent Zucco aurait pu faire une différence. Juché sur ses béquilles en raison d’une blessure subie lors du premier match des séries, contre Thetford, il a mentionné: «Les gars ont très bien joué. J’aurais tellement aimé participer. Nous avons connu toute une saison et l’esprit d’équipe était formidable.»

Un peu plus loin sur le terrain, nous pouvions apercevoir l’entraîneur-chef des Titans, Dave Parent: «Nous étions en présence de deux équipes qui pouvaient l’emporter. Je lève mon chapeau à Lionel-Groulx, mais mes joueurs ont démontré pendant toute la saison toute une force de caractère. Personnellement, je n’ai jamais lâché. Mes gars ont acheté cette façon de faire les choses et jamais je n’ai douté que l’on pouvait venir de l’arrière dans ce match.»

De retour à l’attroupement de Nordiques qui se consolaient, le joueur par excellence du match du côté de Lionel-Groulx, François Raymond, était courtisé par des recruteurs des universités Bishop, Concordia et McGill. «J’ai vraiment tout donné lors de ce match, mais le football, c’est un sport d’équipe. Tu gagnes ou tu perds en équipe. La victoire en équipe est meilleure qu’un titre individuel.»

Pour son dernier match collégial, François Raymond en a livré tout un. Il a complété 18 de ses 29 passes, dont trois passes de touché pour un total de 417 verges de gains. En additionnant les 89 verges au sol des porteurs de ballon, ce fut un grand total de 506 verges pour les Nordiques. Toutefois, l’attaque des Titans n’avait rien à envier à celle des Nordiques. Au contraire, elle était mieux équilibrée, avec 266 verges de gains par la passe et 262 verges de gains au sol, pour un total impressionnant de 528 verges.

La directrice générale du collège Lionel-Groulx, Monique Laurin, faisait partie des fans de l’équipe. «Je suis très fière de nos joueurs. Nos Nordiques nous ont fait vivre une excellente saison. Ils peuvent sortir d’ici la tête haute. Le plus important, c’est la performance au niveau académique. Nos joueurs de football réussissent tous bien. Nous faisons la preuve qu’un jeune peut se réaliser sur le plan sportif à travers ses études», de conclure la directrice.

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