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Profession: auteure pour enfants… et pour adultes

Katia Canciani

Profession: auteure pour enfants… et pour adultes

Katia Canciani

Elle a vécu quatre années en Nouvelle-Écosse, six années en Ontario, en plus d’être passée par le Manitoba avant de revenir déposer ses valises à Blainville, voilà quelques semaines. Katia Canciani est de retour dans sa ville natale, après une absence de 20 ans. Et c’est entourée de sa famille et de ses trois filles que l’auteure (prolifique) présente sa nombreuse collection de livres qui s’adresse tant aux enfants qu’aux adultes.

«Écrire pour les adultes est mon plat principal, tandis que la littérature pour enfants demeure le dessert», explique-t-elle, les yeux rieurs.

Il est vrai que les idées ne manquent jamais pour la jeune femme, qui avoue avoir commencé à écrire deux jours par semaine seulement. Munie d’un carnet de notes dans lequel elle couche toutes ses idées et sa fantaisie, Katia s’inspire des enfants de son entourage pour écrire ses romans. Ainsi, Samuel la tornade traitera du trouble de l’hyperactivité ou encore de la dyslexie, mais sans jamais les nommer. «Le but est de ne pas nommer la problématique, mais plutôt d’en parler afin que l’enfant s’y reconnaisse», mentionne-t-elle.

Il y a également cette série Crinière au vent pour les enfants de 8 à 10 ans, qui connaît un très beau succès en librairie et dont un troisième livre devrait s’ajouter sous peu.

Entre ça, son deuxième roman, 178 secondes, qui relate l’histoire d’un jeune de 18 ans en quête de la vérité et qui sera présenté au Salon du livre de Paris, en mars 2010. Mais avant, son tout premier roman, Un jardin en Espagne, finaliste au Prix des lecteurs de Radio-Canada et au prix Éloïzes, qui a reçu de très bonnes critiques.

Ancien pilote de brousse

Baignant dans les livres et dans l’imaginaire depuis sa tendre enfance, Katia était pilote de brousse professionnelle avant de devenir écrivaine. C’est au Manitoba qu’elle est devenue instructrice de vol et d’acrobatie avant de plonger dans la rédaction de livres pour enfants et adultes. Travaillant de concert avec quatre maisons d’édition (deux autres s’ajouteront sous peu), six livres seront publiés au cours de la prochaine année.
«Les livres pour enfants nécessitent une conceptualisation plus longue à élaborer que ceux des adultes. Il y a beaucoup de travail dans les livres jeunesse et cela même s’il y a peu de mots», confie-t-elle.

Parce qu’un livre peut survivre toute une vie, Katia souhaite offrir aux enfants le goût de lire, mais pas nécessairement celui d’écrire. Celle qui adore faire le tour des écoles pour y rencontrer les écoliers espère pouvoir continuer ce même circuit ici au Québec.
«J’étais très sollicitée dans les écoles de l’Atlantique. À titre d’auteure pour la jeunesse, je me promenais dans les écoles en donnant des messages clairs aux enfants: toujours croire en ses rêves et persévérer», explique-t-elle.

L’envers de la médaille

Auteure de plusieurs titres figurant, entre autres, dans les collections J’aime lire, Cheval masqué, Katia est consciente de la frugalité de son métier. Peu avantageuses au niveau pécuniaire, les remises sont seulement de 10 % pour l’auteur. Ajouter à cela qu’un best-seller est évalué à 3 000 exemplaires vendus au Québec; les profits sont donc faibles pour quiconque voudrait vivre de la littérature.
«J’écris depuis plusieurs années maintenant et je vais voir si je peux continuer à écrire à temps plein comme je le faisais en Atlantique», souligne-t-elle.

Une chose demeure presque certaine, même si elle s’ennuie de son ancien métier de pilote de brousse, Katia Canciani a le crayon ou le clavier scotché dans sa main et quoi qu’elle fasse, elle ressemblera à tous ces artistes qui signeront leur dernière œuvre… pour la 10e fois!

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