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L’expérience d’une vie au Cap-Breton

Photo Mike Sullivan (courtoisie)

Âgé de seulement 17 ans, Félix Lafrance est bien conscient de ce qui l’attend lors des trois prochaines années.

L’expérience d’une vie au Cap-Breton

Félix Lafrance

Ayant goûté l’instant d’un match à la LHJMQ la saison dernière, Félix Lafrance a suivi les traces de son frère, cette année, en faisant lui aussi le saut dans le circuit Courteau.

Ayant goûté l’instant d’un match à la LHJMQ la saison dernière, Félix Lafrance a suivi les traces de son frère, cette année, en faisant lui aussi le saut dans le circuit Courteau.

Félix Lafrance est conscient de la chance qu’il a. Pouvoir passer quatre années de sa vie de hockeyeur au sein de la LHJMQ vaut beaucoup à ses yeux.

«Je me fais et me ferai des amis qui risquent d’être parmi les meilleurs à vie avec toutes ses personnes que je côtoie, précisait l’auteur de 18 points cette saison. Tu ne peux pas demander mieux. Tout le monde s’occupe de toi et, au niveau scolaire, j’ai appris une nouvelle langue avec l’anglais. C’est pour ça que je dis que ce seront les quatre plus belles années de ma vie.»

Au niveau de sa progression sur la glace, l’ancien des Vikings sait qu’il devra prendre de la force physique lors des prochaines années. Son entraîneur, lui, n’a aucun doute quant à ses capacités offensives à long terme.

«Je n’ai aucun doute qu’il va devenir un joueur dominant dans notre ligue, racontait Marc-André Dumont. La question ce n’est pas si, mais plutôt quand? »

Pour accentuer le plaisir de l’Eustachois, la direction prise par les Screaming Eagles du Cap-Breton est plus qu’intéressante. Malgré la présence de nombreux candidats pour la Coupe du Président dans leur conférence, avec Baie-Comeau, Halifax et Rimouski, l’attaquant de 17 ans croit réellement aux chances de sa formation qui est actuellement quatrième dans l’Est, avec 71 points.

«Si tu regardes notre fiche, on pourrait faire mieux. On va surprendre au printemps, prévenait Félix Lafrance. On est structurés et je pense qu’on fera un long chemin en séries et, qui sait, peut-être gagner. Personne ne nous voit là, mais on est confiants qu’on peut le faire.»

Ceux qui ne croient nullement aux paroles de l’ancien des Vikings doivent passer leur tour, puisque Cap-Breton a démontré qu’ils étaient à prendre au sérieux.

«Le fait que l’attention soit peut-être tournée un peu plus sur Halifax, ça nous a aidés à prendre un peu de maturité, mentionnait Lafrance. On a été en mesure de surprendre les Mooseheads quatre fois et on a battu Rouyn-Noranda et Baie-Comeau. Nous avons seulement perdu en prolongation contre Drummondville. On a vraiment des chances de gagner.»

Affronter son inspiration à 17 ans

Pour bien des jeunes, les modèles de performance se retrouvent souvent dans les grandes ligues professionnelles.

Félix Lafrance a eu l’occasion d’affronter son inspiration à 17 ans. Le 12 octobre dernier, les Screaming Eagles affrontaient les Tigres de Victoriaville. Pour l’occasion, les Lafrance n’ont pas eu besoin de faire 14 heures de route pour voir un de leurs enfants évoluer dans la LHJMQ. Au contraire, deux heures auront suffi pour regarder leurs deux fils s’affronter.

«Mon frère a toujours été le dernier coupé dans toutes les catégories. Moi, j’ai eu un parcours facile à l’exception de l’an passé. Mon frère a travaillé un peu plus pour faire les équipes, reconnaissait l’ancien des Vikings. Nous nous sommes affrontés les deux et c’était plaisant. C’est là que j’ai réalisé qu’il a vraiment travaillé fort pour se rendre à ce niveau. C’est devenu une inspiration et ça me dit que je dois mettre les bouchées doubles.»

Les deux frangins arborent chacun le numéro 13. Toutefois, c’est le plus expérimenté des deux, Simon, qui a remporté ce duel en tirs de barrage par le pointage de 5-4. Mais pour Félix, l’honneur de se retrouver sur la même glace que son frère était déjà une victoire.

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