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Les Portes Patio s’emparent du Graal

(Photo Yves Déry)

Les Portes Patio s’emparent du Graal

Improvisation

Pour la 16e année consécutive, le Carrefour étudiant du collège Lionel-Groulx a été le théâtre de la Quête du Graal, tournoi d’improvisation de haut calibre opposant les dix meilleures équipes la ligue d'improvisation collégiale du Québec.

L’évènement comptait plus d’une vingtaine de matches, culminant avec la grande finale du 15 mars. Ni les champions en titre, les Ignivomes du collège de Sainte-Foy, ni l’équipe locale des Chanoines n’étaient de la partie lors de l’ultime affrontement. Ce sont plutôt le Mite du cégep Marie-Victorin et les Portes Patio du cégep de Saint-Laurent qui se sont livré bataille pour l’obtention de la précieuse coupe.

L’atmosphère est fébrile alors que les joueurs font leur entrée sur l’improvisoir, bruyamment accueillis par le public. L’arbitre Thierry Leblanc donne le coup d’envoi de la partie avec l’improvisation mixte Fermé et barré. Les deux équipes offrent un jeu de qualité dans les rôles d’un tenancier de bar et d’un pilier de taverne, mais l’arbitre sévit déjà, demandant plus de complicité et un niveau de jeu plus élevé. Les Portes Patio prennent les devants, mais le Mite égalise la marque avec son argumentation tragi-comique dans l’impro de catégorie éditoriale Pour ou contre les résolutions. Durant la première partie du match, les équipes sont constamment nez à nez, rivalisant de créativité et de répartie dans des impros telles Tête de turc, où un jeune garçon intimidé à l’école comme à la maison se révèle le fils légitime du directeur, ou encore cette amusante Composition de personnage pour laquelle les deux adversaires ont dû arpenter les couloirs du collège à la recherche d’éléments de costumes, pour enfin concocter un week-end de sports d’hiver en amoureux qui tourne au vinaigre. Le Mite en met aussi plein la vue dans Le blues d’une serveuse, durant laquelle la joueuse Fortin chante littéralement le blues de sa serveuse à l’aube de la retraite.

Toutefois, la seconde partie du match appartient aux Portes Patio,qui en remportent presque toutes les improvisations. Au nombre de celles-ci, L’amour moderne, qui devait être jouée à la manière de l’équipe adverse. Chaque équipe prend ainsi un malin plaisir à se moquer des petites manies et travers de ses opposants. L’équipe de Saint-Laurent récolte également le point pour cette incarnation à la fois divertissante et éducative de Simon le Serpent, l’opposant à une animatrice titillée par sa faculté de se transformer en serpent, pour une impro de catégorie «entrevue». Mais lors de la dernière improvisation du match, l’arbitre Leblanc laisse carte blanche aux équipes pour le choix des thèmes de cette impro comparée. Les Portes Patio assènent le coup de grâce avec leur hilarante «évocation métaphorique de la vie de Céline Dion avec des animaux de la forêt», alors que le Mite s’empêtre un peu dans son talk-show où les membres de l’équipe sont les invités.

C’est donc avec un score sans appel de 8 à 4 que les Portes Patio remportent le Graal tant convoité. Ils obtiennent également le prix de la meilleure impro comparée avec Le fils de l’épicier. Leur joueuse Stéphanie Paquette se voit aussi nommée Joueuse du Tournoi, alors que Jean-Sébastien Houle, du Mite, est sacré Joueur du Tournoi, mettant ainsi fin à cette fin de semaine complète consacrée à l’improvisation.

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