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Le rêve olympique de Gaëlle

Gaëlle sur la glace du Centre d’excellence Sports Rousseau

Le rêve olympique de Gaëlle

Elle a 12 ans, la tête toute blonde et le regard doux. Pourtant, Gaëlle Martin Bélanger, une jeune Lorraine, affiche une détermination à toute épreuve et un parcours sans faille qui, espère‑t‑elle, la conduira tout droit à son rêve: celui de faire partie de l’équipe féminine de hockey Canada aux Jeux olympiques.

«À trois ans, j’ai dit à ma mère que je voulais jouer au hockey. C’est tout ce que je voulais faire», raconte celle qui garde les buts pour l’équipe féminine peewee AA du Mistral des Laurentides. Sa mère aurait préféré la voir évoluer dans une autre discipline sportive, le patinage artistique, comme les autres petites filles. Mais c’était mal connaître la détermination de sa fille qui ne souhaitait qu’une chose: jouer au hockey comme son grand frère Jordan, son modèle et son inspiration. «Il m’amenait souvent jouer au hockey avec lui sur les patinoires extérieures», glisse‑t‑elle.

Jusqu’à l’année dernière, Gaëlle évoluait au sein d’équipes de hockey masculines, toujours comme gardienne de but. «Il y avait toujours des gars qui me rabaissaient, mais j’ai continué. Le hockey, c’est mon sport et je suis heureuse là‑dedans», soutient‑elle. Cette saison, elle joue avec une équipe féminine pour la toute première fois. Ses coéquipières sont devenues ses amies et sa loyauté envers son équipe est palpable. «Présentement, on est au dernier rang du classement. Mais l’important, c’est de pratiquer et de s’améliorer ensemble. Et puis la glace, c’est mon endroit. J’ai plein d’amies et on rit beaucoup ensemble», lance‑t‑elle.

Hockey, études et défis

Jouer au hockey, pour Gaëlle, signifie aussi savoir gérer son horaire. Élève en première secondaire au collège Saint-Sacrement, elle doit constamment ajuster son temps et ses études afin de réussir à tout faire. «J’ai des pratiques les lundis et mercredis soir, plus des entraînements hors glace et des parties les samedis et dimanches. Le hockey, c’est ma priorité. J’ajuste mes études en fonction de mon hockey», affirme‑t‑elle. La formule fonctionne, puisque ses notes scolaires se situent bien au‑delà de la moyenne du groupe, et ce, dans toutes les matières. Son secret? «J’en fais le plus possible à tous les jours et je fais tout avec plaisir», assure‑t‑elle.

Athlète dans l’âme, Gaëlle pratique aussi la natation (elle a passé ses 10 niveaux), le ski alpin et le ski nautique. De fait, tout semble lui réussir, elle qui gagnait tout récemment le premier prix d’un concours de dessin à son école.

Gaëlle souffre aussi d’allergies alimentaires très sévères aux œufs, poissons, arachides, noix, graines de sésame, kiwi, grenadine, fruit de la passion, citrouille et autres fruits exotiques, un défi quotidien qu’elle semble gérer avec sagesse. «Quand j’étais petite, je trouvais ça injuste. Là, ça me dérange moins. Je me dis que ça fait partie de ma vie», termine‑t‑elle avant de partir pour un autre entraînement sur glace, en route, souhaitons‑lui, vers d’éventuels Jeux olympiques.

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