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Le dernier droit d’Alexandre Bilodeau

Alexandre Bilodeau pose avec son entraîneur Michel Hamelin.

Le dernier droit d’Alexandre Bilodeau

Ski acrobatique

(Sportcom) - À son retour à la compétition après une année quasi sabbatique, le skieur acrobatique Alexandre Bilodeau a démontré ces dernières semaines qu’il faisait toujours partie des grands. Avant les fêtes, à Kreischberg, en Autriche, le champion olympique a remporté la médaille d’argent en duels, sa deuxième en autant de départs cette saison. En tête du classement de la Coupe du monde aux côtés de son coéquipier Mikaël Kingsbury.

Avant de se lancer dans une nouvelle saison, Alexandre a pu goûter un peu aux Jeux de Londres, puisqu’il a été l’invité des coanimateurs Richard Garneau et Pierre Houde lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques et aussi par l’intermédiaire de ses amis et partenaires d’entraînement de la grande famille B2dix. « J’avais des contacts avec des athlètes des Jeux olympiques et paralympiques », se souvient le skieur qui apprécie cet échange entre athlètes provenant de diverses disciplines. « Nous développons de belles amitiés. Nous nous encourageons et c’est toujours le fun d’avoir d’autres athlètes qui sont champions de leur discipline et qui sont là pour te soutenir. »

 

« Pour être meilleur, il faut s’entraîner avec les meilleurs. Nous pouvons tous apprendre les uns des autres et l’entraînement de plusieurs sports peuvent se ressembler. C’est intéressant de se jumeler puisque nous avons chacun nos habilités, poursuit-il. Par exemple, sur le véloErik Guay va tolérer de l’acide lactique beaucoup plus longtemps de moi. Mais si on veut aller chercher le maximum de puissance en l’espace de six secondes, c’est ma force. »

 

De skieur à comptable

 

Dans la dernière année, Alexandre n’a pas fait que s’entraîner. Il a pris le chemin de l’Université Concordia afin d’entreprendre des études en administration. Il a mis les premières bases de son après-carrière de skieur. « Mentalement, ç’a vraiment fait du bien. Cela m’a permis de voir ce qui m’attend. Pour un athlète, l’après-carrière te trotte toujours dans la tête. Et de mon côté, c’est clair qu’en 2014, après les Jeux de Sotchi, c’est fini », mentionne-t-il.

 

L’athlète de 25 ans n’a pas détesté ce changement de paysage. « J’aime le domaine dans lequel j’étudie et je suis motivé. Être aussi performant en dehors de mes planches, c’est un gros défi que je suis prêt à relever. »

 

Alexandre a toujours aimé les chiffres. « Le monde de la business m’a toujours intrigué. C’est un beau domaine et en tant qu’athlète tu es souvent ta propre entreprise. Tu dois faire ta publicité, tu es la personne qui travaille sur tous les plans, tu dois t’entourer des bonnes personnes et tu dois gagner ta vie. »

 

Avant de terminer ses études et de se lancer dans le monde des affaires, Bilodeau n’en a pas encore terminé avec le ski. « Le ski c’est ce que j’ai fait, mais ce n’est pas ce que je dois être toute ma vie. Par contre, il y a encore des choses que je veux réaliser en tant qu’athlète. »

 

Le Québécois ira à la quête de son titre manquant aux Championnats du monde en Norvège, en mars 2013. Deux fois champions du monde en duels, il compte ajouter celui en simple à son palmarès. Il veut aussi défendre son titre olympique à Sotchi, en 2014. « Quand j’aurai 50 ans, je ne veux pas avoir le regret de ne pas avoir essayé. »

 

Il doit continuer le travail pour bien boucler la boucle. « Je ne suis pas encore là où je voudrais être en 2014. Je peux encore m’améliorer en tant que skieur », affirme celui qui est entraîné par Michel Hamelin. « J’ai la bonne équipe autour de moi et j’ai le meilleur coach au monde. Michel a tellement de notions de ski et ça fait longtemps qu’il fait partie du sport. C’est un passionné qui se donne corps et âme. Il fait tout pour le sport : s’il doit rester après les entraînements pour refaire la piste à la pelle, il va le faire. »

 

Mikaël et lui

 

En l’absence d’Alexandre la saison dernière, un autre bosseur québécois a pris la relève. Mikaël Kingsbury a remporté le globe de cristal en bosses en plus de mettre la main sur celui remis au meilleur athlète en ski acrobatique toutes disciplines confondues.

 

Après deux Coupes du monde, les deux bosseurs se retrouvent à égalité au premier rang du classement. Kingsbury a remporté l’étape finlandaise tandis qu’il a terminé troisième en Autriche. Bilodeau a quant à lui deux deuxièmes places à son palmarès. « Mikaël, c’est l’homme à battre. Il est un excellent skieur et ce qui est le plus frappant, c’est qu’il est constant. Ce sera un gros défi, car tu sais que 99,9 % du temps, il va faire une course de haut en bas sans erreur. C’est sûr que je dois utiliser toutes mes cartes contre lui », note son coéquipier.

                                                                                                     

« C’est le fun de pouvoir m’entraîner avec lui. C’est motivant. Quand je passe devant lui, l’objectif est atteint et je crois que c’est la même chose pour lui, ce qui fait en sorte que la compétition reste saine. »

 

S’il croit être là où il s’attendait à l’entraînement, Alexandre ne croit pas avoir encore démontré son plein potentiel en compétition. « L’an dernier, les résultats n’étaient pas la priorité. Ça faisait longtemps que je ne m’étais pas retrouvé sur la ligne de départ et que j’avais skié sur un parcours de compétition. Il y a des choses dont je dois me réapproprier. Un examen de fin de session, c’est stressant, mais c’est différent que d’être en haut d’une piste. Je veux être plus constant dans mes sauts et je crois que c’est la clé pour être plus performant chaque semaine et monter sur le podium. »

 

La lutte au sommet se poursuivra le 17 janvier lors de la Coupe du monde de Lake Placid. L’épreuve de bosses est la première comptant dans le processus de sélection olympique des Jeux de Sotchi.

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