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Malgré sa cinquième place, il est encore trop tôt pour confirmer si Amélie Kretz aura la chance de participer aux Jeux olympiques d’été, à Tokyo.

Jeux de Tokyo: Amélie Kretz a l’impression d’avoir été flouée

La Blainvilloise Amélie Kretz ira-t-elle aux Jeux de Tokyo, ses 2e en carrière ? Rien n’est joué puisque Triathlon Canada lui met des bâtons dans les roues. Le relais ne semble en effet pas être une priorité, estime-t-elle.

L’élément déclencheur de cette cascade d’événements est que Triathlon Canada a décidé que la course individuelle masculine de samedi, en marge de la Coupe du monde de Lisbonne, comptera dans le processus de sélection à savoir qui, entre Alexis Lepage et Matthew Sharpe, obtiendra une place à Tokyo pour épauler le meilleur Canadien, Tyler Mislawchuk.

« En prenant la course de samedi pour les gars, Alexis et Matthew veulent évidemment se concentrer sur cette journée. Lorsque les gens de Triathlon Canada ont retenu cette compétition, ils savaient très bien que la qualification olympique du relais était la journée d’avant, que c’était la course la plus importante pour nous et que c’était notre dernière chance de nous qualifier. Ils auraient pu choisir une autre course (pour les hommes) que celle-là. Cela aurait eu plus de sens et nous aurions pu nous concentrer sur le relais », se désole Amélie Kretz qui était aujourd’hui en entrevue avec Mathieu Laberge du réseau Sportcom.

Une deuxième présence aux Jeux reste encore possible pour la triathlète de Blainville, sauf que le chemin est maintenant plus compliqué, d’autant plus que le Canada aurait garanti une deuxième place à l’épreuve féminine individuelle si son relais se qualifiait.

« Mes amis des autres pays se battent pour faire partie du relais et nous, au Canada, personne n’est à 100 % investi dans le relais. »

Tout ça pour ça

Au cours des dernières années, Triathlon Canada a mis des efforts pour rendre son relais mixte compétitif comme le rappelle Amélie Kretz : camps préparatoires en vue de cette épreuve, allocations de budgets spécifiques, sélections de courses, etc. Le ton de l’athlète est posé, mais on sent la colère en elle de voir que tout ce qui avait été mis en œuvre au cours des dernières années n’est soudainement plus important.

« Ça fait deux ou trois ans que je me fais dire que le relais est une priorité et que je dois sauter des courses individuelles pour être plus fraîche pour le relais. J’ai toujours fait ce qu’ils m’ont demandé parce que je savais à quel point le relais est important pour les Olympiques. Et on a prouvé que nous étions bons. Jusqu’en mars 2021, c’était leur priorité et ensuite, c’est comme s’il n’existait plus. Là, tous les œufs sont dans le même panier pour Tyler (Mislawchuk). »

Les raisons de ce changement

Dans une déclaration écrite transmise à Sportcom, le directeur de la haute performance de Triathlon Canada, Eugene Liang, a évoqué le contexte de la COVID-19, la courte fenêtre des épreuves de qualification et la sécurité des athlètes à propos des déplacements en cette période de pandémie pour expliquer cette décision.

Est-ce que cela empêchait tout de même de priver le pays de déléguer ses meilleurs athlètes à une course qui aurait pu qualifier un maximum de Canadiens à Tokyo et aussi d’avoir une chance supplémentaire de remporter une médaille olympique ?

« Il n’y a pas d’équipe A, B ou C. Il y a seulement l’équipe canadienne, a écrit M. Liang. Plusieurs sports font face à des défis de prendre part à des compétitions, de voyagement et de qualification et Triathlon Canada est reconnaissant que nos qualifications olympiques et paralympiques soient à nouveau ouvertes, bien que les circonstances soient inhabituelles. Notre but est de qualifier la meilleure équipe à Tokyo et de nous assurer que l’équipe ait le soutien et qu’elle soit fin prête à chaque départ pour viser l’excellence. »

Des explications qui ne satisfont pas l’Olympienne des Jeux de Rio.

« Ce sont eux (Triathlon Canada) qui se sont mis dans cette situation-là, à 100 %, et ils ne vont pas prendre le blâme. Quand j’ai abordé cet aspect-là plusieurs fois, je me fais juste dire que ce n’est pas de leur faute si je ne suis pas assez bonne pour faire des points, souligne Kretz, attristée. […] C’est tout le temps des réponses vagues et politiques qui ne veulent rien dire. »

Pour se qualifier, Kretz devra accumuler assez de points et c’est pourquoi elle a fait le choix de se retirer du relais en vue de la course individuelle de dimanche. La Québécoise a encore trois compétitions pour amasser des points. Si elle réussit, le nom de la deuxième Canadienne à Tokyo sera un choix discrétionnaire de la fédération nationale.

« J’espère prouver que si je qualifie cette deuxième place, c’est moi leur meilleure option. Ça fait cinq ans qu’on vit ce genre de tempête, alors j’ai beaucoup d’outils pour passer à travers. Je suis bien entourée et j’ai confiance en mes capacités », conclut-elle.

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