- PUBLICITÉ -
Gabriella Page, Blainville, équipe canadienne d’escrime

Gabriella Page représentera le Canada aux Jeux Olympiques de Tokyo cet été.

Gabriella Page sera des Jeux de Tokyo

C’est confirmé pour la Blainvilloise

La Blainvilloise Gabriella Page a reçu, la semaine dernière, la confirmation de sa qualification officielle pour les Jeux Olympiques de Tokyo 2021. Il s’agit bien sûr de la consécration pour cette escrimeuse âgée de 26 ans qui ne pouvait espérer meilleure nouvelle.

«Je suis encore sur le choc ! Je n’arrive pas à croire qu’après tout ce temps, je serai enfin des Jeux olympiques! C’est vraiment excitant », a indiqué Gabriella lorsque joint en Pologne, le 24 mars.

Elle a de bien bonnes raisons de célébrer. Depuis l’adolescence qu’elle s’entraîne à temps plein, ou presque, pour devenir meilleure, pour devenir la meilleure. Ces efforts sont enfin récompensés.

« Quand j’y pense, et que je me remémore par où je suis passée depuis le début de ma carrière, c’est toute une aventure, tout un parcours.

Ce parcours a débuté accidentellement, nous dira-t-elle. À l’âge de 14 ans, alors qu’elle fréquentait le camp de jour de Blainville, à une semaine de la fin, sa mère lui a demandé si elle préférait s’inscrire à des cours d’escrime ou de théâtre.

« À ce moment, je ne savais même pas ce qu’était l’escrime. Je lui avais répondu : c’est quoi ça l’escrime! Elle me l’avait expliqué et je lui avais répondu de choisir pour moi. C’est donc ma mère qui a décidé de me mettre à l’escrime. J’ai donc joint le club des Seigneurs de la Rive-Nord ».

Dès ses débuts, Gabriella réalise qu’elle a du talent. Elle ne fait qu’une bouchée de ses adversaires.

« Pour une fois que j’étais meilleure que mon frère à quelque chose! Je le battais et il n’aimait pas ça! Je pense qu’à cette époque, il y avait un peu de talent, mais un jour, je me suis rendue compte qu’il n’y avait pas que le talent et qu’il fallait travailler fort pour aller plus loin ».

Un déclic aux Jeux du Québec

Ce constat, elle l’a fait en 2009, six mois après ses débuts dans ce sport, après avoir été battue, « bien battue », dit-elle, par sa bonne amie Imola Bakos lors de la finale des Jeux du Québec présentée à Blainville, Rosemère et Sainte-Thérèse.

« Nous étions dans le même club et elle avait demandé plus de leçons à notre entraîneur Gilbert Gélinas, mais pas moi. C’est là que j’ai compris que je devais m’entraîner plus pour gagner. À partir de ce moment, j’allais tous les jours à l’entraînement »

Depuis que Gabriella a décidé de se consacrer entièrement à son sport, les résultats ont suivi. Son palmarès de médailles sur la scène internationale en fait d’ailleurs foi. Médaillée de bronze au sabre par équipe aux Championnats panaméricains d’escrime de 2012 et aux Championnats panaméricains d’escrime de 2013, elle est obtient par la suite la médaille de bronze en sabre individuel aux Jeux panaméricains de 2015 puis est médaillée de bronze au sabre par équipe aux Championnats panaméricains d’escrime 2016. Aux Championnats panaméricains 2019, elle obtient la médaille d’argent en sabre par équipes et la médaille de bronze en sabre individuel avant de décrocher la médaille de bronze en sabre individuel et la médaille de bronze en sabre par équipes aux Jeux panaméricains de 2019.

« Dans ma carrière, j’ai vécu des moments où je ne performais pas du tout et où j’avais juste envie d’arrêter. Oui, j’ai vécu des moments comme ça », admet l’athlète qui se rappelle entre autres une transition difficile du junior vers le sénior. Qu’à cela ne tienne, elle a tenu bon et en récolte les fruits aujourd’hui.

« C’est en 2015 que j’ai commencé à croire en mes chances d’être des Jeux Olympiques. C’est grandiose. Tu l’as comme objectif. Tu travailles pour ça. Mais ça reste un rêve! En travaillant fort et en demeurant rigoureux, à un moment tu es récompensée !»

Gabriella ne va pas à Tokyo comme figurante. Maintenant qu,elle est qualifiée, elle s’y rendra avec le mentalité d’une gagnante.

« J’y vais vraiment pour une performance. C’est tout ou rien. Je vais mettre tout sur la piste. Tout ce que j’ai vécu dans les 13 dernières années, c’est là que ça se donne. C’est le moment de prouver qui je suis, de montrer au monde entier et à moi-même qui je suis ! Je vais laisser mon escrime parler ».

- PUBLICITÉ -

La dernière édition

- PUBLICITÉ -
Top