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Charline Labonté toujours dans le coup

Charline Labonté a connu plusieurs blessures au cours de la saison.

Charline Labonté toujours dans le coup

Une année post-olympique compte souvent plusieurs changements, plusieurs restructurations. C’est souvent le moment d’essayer de faire les choses autrement. Ça n’a pas échappé à la Boisbriannaise Charline Labonté et l’équipe nationale de hockey.

«C’est un nouveau cycle qui a commencé, confirme la gardienne de but de l’unifolié. Nous avons aussi une nouvelle équipe d’entraîneurs», ajoute celle qui est maintenant dirigée par Ryan Walter.

Labonté, qui s’est déchiré un ligament au genou, lors du camp d’entraînement automnal, a dû faire une croix sur la Coupe des Quatre Nations. Elle a donc dû refaire ses preuves au camp d’entraînement hivernal afin d’assurer sa place comme l’une des deux gardiennes en vue des Championnats du monde, en mars dernier. «Un mois avant les Championnats du monde, ils ont fait une sélection de 40 joueuses, puis finalement cinq jours avant les Mondiaux, ils ont fait un dernier camp pour choisir les joueuses», explique la médaillée d’or des Jeux olympiques de Vancouver.

Membre de l’équipe nationale depuis 11 ans, Labonté ne savait alors pas trop ce qui l’attendait. «C’était un peu difficile, car je ne savais pas trop où je me retrouvais par rapport aux autres. Ç’a été un peu difficile de m’ajuster au début, mais finalement, ça s’est bien passé.»

Conserver sa place au sein du duo de gardiennes était l’objectif premier de Labonté cette saison. Et elle y est parvenue malgré les blessures qui l’ont obligée à ralentir. Après le genou, en septembre, l’athlète de 28 ans s’est retrouvée avec une blessure au dos, en janvier, ce qui l’a tenue de nouveau à l’écart du jeu. «Il a fallu que je change beaucoup mon style d’entraînement. En tant que gardienne de but, on exploite beaucoup le bas du corps, on fait beaucoup de séances d’agilité et de puissance et ce n’était pas vraiment possible. J’ai donc tout fait sur le vélo et j’en ai profité pour me concentrer sur le haut du corps.»

Labonté a voulu améliorer ses réflexes: «Je trouvais que je n’étais pas assez rapide avec mes mitaines. J’ai fait de la coordination avec des jeux de balles et ça m’a beaucoup aidée. Ç’a aussi paru aux Championnats du monde.»

Pour une troisième fois d’affilée, les Canadiennes ont fini avec la médaille d’argent au cou, défaites en grande finale face à leurs éternelles rivales, les Américaines, qui l’ont emporté 3-2 en prolongation. «C’est sûr que ce n’a pas été facile, surtout après l’excitation de la victoire aux Jeux olympiques de Vancouver. Nous avions tellement une bonne saison», fait remarquer Labonté.

«C’est curieux, car ça fait trois fois en ligne qu’on perd aux Mondiaux contre les Américaines, mais on gagne les Olympiques», ajoute-t-elle.

Un autre titre avec les Martlets

À sa quatrième saison au sein des Martlets de l’Université McGill, Labonté a vu son équipe l’emporter aux Championnats canadiens universitaires disputés en mars dernier. «En 2010, quand nous sommes parties aux Jeux, l’équipe a perdu aux Championnats canadiens. C’était donc un objectif d’équipe cette saison de récupérer le titre», avoue Labonté.

En saison régulière, les Martlets avaient remis une fiche parfaite de 20 victoires en autant de matchs avant de poursuivre sur leur lancée en séries éliminatoires où elles ont à nouveau été parfaites.

«Nous avions une excellente équipe cette année, ce qui a facilité mon travail. Ç’a été l’une de mes plus belles années à McGill», dit-elle.

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