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Entête - Lettre Ouverte

Noël d’enfant

Ah ! l’hiver…
Le froid ; le gel !
De fin d’aurore,
Matin de Noël ;
Un ciel encore légèrement sombre,
Pléthore de lumières multicolores,
Aucune trace de vert ;
Que du blanc… que du blanc…
À satiété, de blanc recouvert, notre immense parterre,
Admirablement illuminé de reflets d’arc-en-ciel…
Hum ! m’interpelle alors… la « charmante » pelle !
Euh ! la « sacrée » pelle ;
Sort annuel !

Dans mon garage,
Impétueusement, je rage !

Convenablement, nos quelques invités,
Je me dois de saluer ;
Ainsi, entièrement l’entrée,
Je me dois de déblayer !
De neige… une épaisse bordée !
Et quelle lourde corvée !
Quelque peu désemparée, mais bien obligée,
Une pelletée…, et encore une autre,
Vigoureusement, je me bouge,
J’ai quand-même les pieds affreusement gelés,
De tout mon être,
Je tremble,
Même bien chaudement fringuée,
Enfin, il me semble…
Je peine à me traîner !

Au petit matin,
Je regarde mon bambin ;
Lequel, comme un vrai petit fou,
Dans cette blanche neige, joue…
De revivre mes cinq ans,
Ça me redonne ce goût,
Là… maintenant !

Ainsi, sans faire le moindre bruit,
Pour ne point le déranger,
Avec un air quelque peu coquin,
Tout en douce, je m’approche de lui…
Sans soucis, ce petit lutin…
Je l’entends rigoler,
Je l’observe,
Mais, à la fin…
Sa candeur m’énerve !

Me rappellent encore davantage mes lointains vingt ans,
Mes quelques cheveux blancs !
« Crisette » d’envie… oh ! du coup, je me ressaisis !
Comme je l’aime, ce chouette petit !

De vie…, véritable leçon,
Retrouver ce candide coeur de jeune enfant,
Si pur et innocent,
Ah ! comme j’aimerais tant…
Mais, comment ?
Simplement…, pour un court, court moment,
De côté, ma vieille pelle !
De toutes façons, j’ai du temps ;
Au mini réveillon, à la maison,
Si peu de gens nous attendons,
Alors, à l’essentiel,
Je me rends… là, sur le champ !

Louise Auclair,
Bois-des-Filion

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