- PUBLICITÉ -
Entête - Lettre Ouverte

Lettre ouverte – Ministre Fortin

Monsieur le ministre Fortin,

C’est en mon nom et au nom de tous les enfants du Québec que je ressens le besoin de vous écrire aujourd’hui. J’arrive mal à trouver des arguments qui expliquent et justifient la décision que vous avez décidé de prendre la semaine dernière face au ratio des garderies en milieu familial privées.

Soyons clairs: ce geste confirme que votre gouvernement abandonne une partie de ses enfants. Les milieux familiaux privés n’auront qu’à répondre à trois exigences minimales. Elles n’auront donc pas à fournir un programme éducatif, elles n’auront pas de visite de contrôle permettant d’assurer la santé, la sécurité et le bien-être des enfants, elles n’auront pas à suivre une formation minimale d’éducatrice, elles ne recevront pas de soutien de la part du bureau coordonnateur dans leurs interventions auprès des enfants, elles n’auront pas à suivre les exigences prévues dans la loi et les règlements entourant les services de garde éducatifs à l’enfance.

J’avais cru comprendre que votre projet de loi visait à augmenter la qualité des services éducatifs à l’enfance et ainsi favoriser la réussite éducative pour tous. Dois-je comprendre, par votre proposition d’amendement, que les familles et les enfants fréquentant des milieux familiaux privés ne méritent pas des services de meilleure qualité?

Vous dites craindre la fermeture de certains milieux familiaux privés, mais votre projet de loi n’obligeait aucun milieu familial privé à fermer, il ne faisait que prévoir que chacun d’entre eux suive les mêmes règles de qualité des services. Pourquoi reculer sur un point si important?

Vous dites faire cela pour le bien des enfants et des familles qui ne veulent pas perdre leur place. Retournez faire vos devoirs M. le Ministre, en agissant ainsi, vous ne remplissez pas, selon moi, votre mandat de ministre de la Famille. En cette semaine des tout-petits, c’est le moment rêvé pour prendre une telle décision.

Au nom des enfants des Laurentides et de l’ensemble du Québec, je vous demande humblement, d’offrir, dans chacun de nos services éducatifs à l’enfance, les mêmes normes de qualité, et ce, dans l’intérêt d’assurer aux enfants des chances égales de réussite. C’est l’avenir des tout-petits qui est en jeu!

 

Annie Broekaert

Présidente ADIM Laurentides

- PUBLICITÉ -

Nos chroniques

La dernière édition

Section concours

- PUBLICITÉ -
Top