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Entête - Lettre Ouverte

GRÂCES PASCALES

La divine Pâques, enfin revenue…,
Comme chaque vert printemps,
« Rebonjour » beau temps,
La grise neige, pas mal fondue…
Tout entendu !

Au petit matin,
Je descendis au jardin,
Pour y semer du bon grain,
Chaussé de minuscules bottes,
Un fin lapin s’y trouva soudain ;
Un bébé qui grignota une carotte,
Calamité !
De mon chétif bonhomme de neige,
Tout goulûment, le nez il eut croqué.
Sacrilège !

Malgré un ciel encore trop sombre,
Bien perchée sur un énorme arbre,
J’y aperçus tout de même une belle hirondelle…
Du coup, les ailes elle déploya,
À vive allure…
Et quelle allure !
À tire-d’aile,
Vers le bas…
Tout droit, du bec, piqua,
De deux longues branches elle s’empara,
Une solide maisonnette,
Pour sa progéniture construire.
Cruel !
Mon chétif bonhomme de neige,
De ses deux bras, l’en dépouilla.
Voilà que se répéta manège !

Clopin-clopant,
J’y aperçus, là-bas, un tout-petit malvoyant,
Un frêle poussin, contre Mère-Poule ;
Une maman poule quelque peu maboule,
Qui, à grands cris, gloussa,
Sournoisement, à mon chétif bonhomme de neige,
Deux boutons noirs elle déroba,
Les deux yeux, lui arracha.
Triste sort !
Mais à la fois, tant attendrissant…
Vraiment trop fort !
Enfin pouvoir voir,
Lui, qui au tout début de sa courte vie,
Depuis toujours, vécut dans la nuit…
Lueur d’espoir !
Et privilège !
Magie pascale !
Esprit « communial ! »

À jamais disparu,
Haut comme trois pommes,
Mon chétif bonhomme,
Une seconde vie, ce dernier reçut.
Du coup, un goinfre lapin il nourrit ;
À la belle hirondelle et ses petits,
Un solide gite il offrit.
Mais par-dessus tout,
Philanthropique coup…
Au poussin mal-en-point, la vue lui rendit.
Ho ! sa maman chérie,
Avec agréable surprise, du coup, découvrit.
Laquelle, jamais auparavant, ne vit.
Ainsi, à la vie,
Dieu merci !

 

Louise Auclair,
Bois-des-Filion

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