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Le vice-président des affaires nationales à la FCEI, Jasmin Guénette, constate que la dette moyenne accumulée par les PME pour traverser la crise s’est considérablement alourdie ces six derniers mois.

Une dette moyenne de 170 000 $ par entreprise

Pour traverser la crise

À l’échelle du Canada, sept propriétaires de PME sur dix ont dû s’endetter pour faire face à la crise de la COVID-19. Aujourd’hui, la dette moyenne par entreprise atteint 170 000 $. C’est ce que révèlent les conclusions du nouveau rapport de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI).

«La dette moyenne accumulée par les PME pour traverser la crise s’est considérablement alourdie ces six derniers mois. De nombreuses PME avaient rouvert leurs portes et essayaient tant que bien que mal de générer des revenus, mais la deuxième vague de COVID-19 et les nouvelles restrictions gouvernementales qui l’accompagnaient ont porté un coup dur aux entreprises et ont freiné d’un coup sec leur reprise timide», signale le vice-président des affaires nationales à la FCEI, Jasmin Guénette.

Selon les estimations de la FCEI, la dette totale accumulée par l’ensemble des PME canadiennes à cause de la pandémie s’établit à 135,1 milliards de dollars au début du mois de février. Ces chiffres marquent une nette augmentation par rapport aux estimations de juillet 2020 qui évaluaient la dette des PME à 117 milliards de dollars.

Parmi les propriétaires d’entreprise qui ont contracté des dettes à cause de la COVID-19, les trois quarts (76 %) affirment qu’il leur faudra plus d’un an pour en rembourser l’intégralité, tandis que 11 % craignent de ne pas pouvoir effectuer le moindre remboursement. De plus, quatre chefs de PME sur dix estiment qu’il leur faudra au moins un an, voire plus, avant de retrouver leur niveau de rentabilité habituel (sans inclure les remboursements des dettes).

«Les PME ont besoin d’un sérieux coup de pouce durant cette période difficile, fait remarquer le vice-président Québec à la FCEI, François Vincent. Il faut bien garder à l’esprit le fait que les entreprises qui sont toujours parmi nous sont beaucoup plus vulnérables aujourd’hui qu’elles ne l’étaient au début de la pandémie. Il faut aussi ajouter qu’il y en a qui n’ont tout simplement plus la capacité de contracter des dettes, car elles ont atteint leur plafond. On doit donc tout faire pour les aider à rester ouvertes, tout en continuant à limiter la propagation du virus.»

Une campagne pour encourager l’achat local

La campagne de la FCEI #JechoisisPME encourage les consommateurs à privilégier les petits commerces locaux chaque fois qu’ils le peuvent afin de les aider à amorcer la reprise. Les gouvernements peuvent également les soutenir en veillant à ce que les programmes d’aide qui leur sont destinés soient adaptés à leurs besoins et facilement accessibles.

 

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