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Un défi à relever dans sa propre cour

Un Défi à Relever Dans Sa Propre Cour

Un défi à relever dans sa propre cour

Julie Ladouceur, propriétaire de Ladouceur du terroir

Femme de défis, qui en redemande même lorsqu’ils ont été atteints, Julie Ladouceur, propriétaire du café-bistro Ladouceur du terroir, n’aurait jamais pensé que l’un de ces défis aurait pour scène sa propre cour, pour ainsi dire, à savoir le Vieux-Saint-Eustache, un secteur qu’elle connaît pourtant très bien.

Ce café-bistro, qui a ouvert ses portes au mois d’octobre 2016, c’est en effet ce qui l’occupe depuis cette date, toute la semaine durant, exception faite, depuis peu, d’une petite journée de repos qu’elle s’accorde dorénavant. On y propose sandwichs, soupes, salades, desserts, viennoiseries et bien sûr, plusieurs cafés, sans oublier des produits du terroir d’une cinquantaine de producteurs locaux et du Québec. Aussi, viennent de s’ajouter à la carte du menu bière, vin, cidre et hydromel.

Et le déclic s’est fait…

«En 2014, alors que je travaillais toujours pour l’entreprise Café Plus que mon père avait partie, je suis retournée aux études le soir en lancement d’entreprises. C’est là que l’idée d’une boutique appelée «Ladouceur du terroir» et dédiée aux produits du terroir a pris naissance, J’avais même choisi mon local dans le marché public permanent qui devait ouvrir sur le site du Cinéma St-Eustache. Ce projet de marché n’a finalement pas fonctionné et je regardais pour un local un peu partout à Saint-Eustache, mais pas dans le Vieux-Saint-Eustache» , raconte celle qui aura 40 ans au mois de novembre prochain.

Puis, lors d’une activité de la Chambre de commerce et d’industrie MRC de Deux-Montagnes (CCI2M), dont elle est membre et qu’elle a même présidée en 2013-2014, l’architecte François Grenon lui parle de deux locaux qu’il a à louer dans un bâtiment dont il est propriétaire dans le Vieux-Saint-Eustache. Les locaux en question viennent tout juste d’être rénovés, après avoir été endommagés par un incendie.

C’est à ce moment que le déclic s’est fait. «C’est drôle, c’est dans le Vieux-Saint-Eustache que je suis née, que j’ai grandi, que j’ai étudié, que je me suis mariée, où je vis, et je n’avais pas pensé à y partir mon commerce. J’ai visité les locaux, et j’ai immédiatement su que c’était ici que j’allais m’installer» , confie-t-elle avec le sourire qui la caractérise.

Relever des défis

Enfant unique, née en en 1978, Julie Ladouceur a toujours fait les choses par elle-même et aimait jeune, et encore aujourd’hui, se retrouver à l’avant-scène, être la leader, mais surtout avoir des défis à relever. Elle a ainsi été mairesse de son école au primaire, récipiendaire d’une bourse Desjardins au secondaire pour son implication, clown chantant (son premier emploi), joueuse d’improvisation et a rêvé, jusqu’à l’âge de 20 ans, en soufflant les bougies de son gâteau d’anniversaire, de devenir comédienne.

Inscrite justement en art dramatique au collège Lionel-Groulx, celle-ci déchante cependant rapidement en raison, se rappelle-t-elle, de la trop grande compétitivité entre les étudiants. Après un an, elle abandonne, pour plutôt obtenir un diplôme d’études professionnelles en fleuristerie. Elle travaille, depuis l’âge de 15 ans, et jusqu’à l’âge de 21 ans, aussi, au restaurant McDonald’s, à Saint-Eustache, où, là encore, elle aime performer, pour devenir jusqu’à assistante-gérante.

Puis, elle fait son entrée chez Café Plus, avec le défi de prendre éventuellement la relève avec le fils de l’un des associés de son père. Elle y travaille de l’an 2000 à 2015, pour s’apercevoir, à un certain moment donné, qu’elle ne se trouve finalement pas dans l’environnement de travail souhaité. Elle quitte donc pour un emploi aux Vergers Lafrance, le temps de se démarquer de l’entreprise Café Plus avec laquelle elle avait été associée pendant 15 ans. Puis, l’année suivante, elle ouvre les portes de son commerce.

Depuis l’ouverture de ce café-bistro, tout va pour le mieux, et même mieux que prévu. «Lorsque j’ai visité le local, François Grenon m’avait demandé si j’allais servir des soupes, j’ai dit oui, mais ce n’est pas ce que j’avais d’abord en tête. D’autres m’ont demandé s’il y aurait des sandwichs, j’ai dit oui, mais c’était pas prévu. Je crois avoir été à l’écoute des gens avant l’ouverture. Lorsque j’ai ouvert, il y avait une file d’attente. Je pensais que j’allais être seule, avec un employé à temps partiel. Nous sommes maintenant cinq employés, trois à temps plein et deux à temps partiel, et ma mère, retraitée, vient même nous donner un coup de main, bénévolement, pour le plaisir» , se félicite celle qui vient de joindre les rangs du Club Kiwanis Saint-Eustache.

Parmi ses employés, il y a notamment son conjoint Patrick Boivin, avec qui elle a travaillé pendant 15 ans chez Café Plus et avec qui elle partage sa vie depuis 18 ans maintenant. «Je me cherchais un nouvel employé, et je me demandais qui engager. Lui m’a dit: moi. Il a quand même dû passer une entrevue, façon de parler…» , dit-elle en riant, ajoutant, plus sérieuse, que son conjoint et elle se complètent très bien. «Une chance qu’il est là» , dit-elle.

Et à venir

Ce nouveau défi a-t-il été relevé à la satisfaction de la principale intéressée? Oui, pour le moment à tout le moins. Car d’autres défis, il y aura, bien sûr. Ce seront cette fois de solidifier l’entreprise, d’ouvrir une nouvelle plage horaire, les jeudis et vendredis, pour des 4 @ 7 apéros et tapas, une fois les travaux de réfection et mise en valeur terminés dans le Vieux-Saint-Eustache, et de développer le concept des paniers-cadeaux sur le plan corporatif.

«Moi, ça me prend des défis. J’aime gravir les échelons un à un, pas me retrouver tout en haut de l’échelle immédiatement. Sinon, il n’y aurait pas de défi, ce serait plate» , de lancer spontanément Julie Ladouceur.

On la croit sur parole!

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