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Le Cercle de Fermières Sainte-Thérèse bientôt centenaire

À deux ans de son 100 anniversaire, le Cercle de Fermières Sainte-Thérèse compte encore 170 membres. C’est non seulement l’un des plus gros au Québec, qui dénombre 600 Cercles, mais aussi l’un des plus anciens, le premier ayant vu le jour en 1915, lors de la Première Guerre mondiale.

Si certaines femmes rejoignent l’association une fois à la retraite, ce n’est certes pas le cas de toutes. Pas moins d’une vingtaine de femmes encore actives sur le marché du travail y viennent parce qu’elles ont envie de s’adonner au tissage, à la courtepointe, au crochet tunisien, à la dentelle à l’aiguille, au tricotin, à l’une des six sortes de broderie ou encore au tricot à l’aiguille ou tricot crochet.

La zénitude des activités artisanales

À lui seul, le tricot recense de plus en plus d’adeptes, même parmi la jeune génération. Le groupe Tricot Machine y aurait-il succombé?

«C’est une activité zen, le tricot. Ça permet aux jeunes de décrocher de leur cellulaire» , lance à titre d’explication France Séguin, qui a été présidente du CF Sainte-Thérèse et membre du Conseil régional Laurentides pour les Cercles de Fermières du Québec.

Mme Séguin et ses consœurs ont d’ailleurs été agréablement surprises de leur intérêt pour les activités de confection lorsqu’elles ont vu un grand nombre de jeunes filles se pointer à leur local situé dans la Maison du citoyen lors d’une journée présentant des ateliers d’initiation à la couture, au tricot et à la broderie.

Nouveau local, belle visibilité

Il faut dire que leur déménagement à la Maison du citoyen en 2011 leur a donné une nouvelle visibilité, puisqu’un paquet d’autres activités se déroulent entre les murs du bâtiment municipal. «En voyant ce que l’on faisait, ç’a changé l’image des Fermières» , précise Mme Séguin.

N’empêche, le Cercle recrute sans peine des participantes pour l’un de ses 14 cours hebdomadaires dispensés en cours d’année. Engouement pour les travaux d’artisanat, gratuité des cours? Peu importe, la liste d’inscription est presque toujours pleine. «C’est un record au Québec» , ne peut s’empêcher de souligner Mme Séguin.

Dans les locaux du Cercle, on retrouve bien sûr des dames ayant leur carte de membre depuis de nombreuses années comme Carmen Bélanger, active depuis 35 ans, Linda Hains, qui entame sa septième année, ou encore Lyne Pilon, qui y a vu une belle occasion de se faire des amies lorsqu’elle s’est installée à Sainte-Thérèse en 2005.

Bien actif, ce cercle de femmes réservé à la gent féminine s’adapte aux modes, aux nouveaux courants – fouta (drap de plage tunisien), foulards circulaires –, et recycle aussi en confectionnant foulards touski (tout ce qui reste) et coussins patchwork.

Voilà en fait un regroupement s’imprégnant parfaitement des préoccupations environnementales, où simplicité volontaire et durabilité sont valorisées.

Tout au long de l’année, les Fermières fabriquent différents travaux d’artisanat listés qui remporteront peut-être le prix du concours local, régional ou provincial ou prendront place sur les étals de l’exposition printanière.

Quelques mois auparavant, les belles œuvres des Fermières seront exposées à l’Expo-vente de Noël, les 24 et 25 novembre, à la Maison du citoyen.

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