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«La joie m’a tiré toute la journée»

(Photo Yves Déry)

«La joie m’a tiré toute la journée»

Stéphane Thibault gagne son pari

Le Boisbriannais Stéphane Thibault a gagné son pari et c’est le cœur léger qu’il a franchi la ligne d’arrivée, dimanche dernier, après avoir patiné pendant plus de 24 heures sur l’anneau de glace extérieur de l’aréna de Boisbriand. L’exercice lui aura permis d’amasser un montant de 4 275 $ pour les sinistrés haïtiens.

«Je suis en pleine forme. Je me sens bien à 100 %», claironnait-il, moins de 48 heures après l’évènement. C’est donc dire que la fatigue et le froid n’auront en aucun temps freiné les ardeurs de l’ex-triathlète de 42 ans qui avait d’ailleurs repris l’entraînement, il y a quelques mois.
«C’est surtout l’ennui que je redoutais, mais j’ai eu des visiteurs à toute heure, même la nuit», s’étonne le principal intéressé, qui a même vu débarquer une douzaine d’inconnus venus disputer une partie de hockey nocturne avec lui. Ceux-ci répondaient alors à l’appel lancé en ondes par l’animateur Martin Lemay, de CKAC, qui s’est aussi rendu sur place.

Tout au long de ces 24 heures, les gens ont défilé à l’anneau de glace pour lui donner des mots d’encouragement et lui lancer des sourires qui l’ont inspiré. «La joie m’a tiré toute la journée, dit-il. J’ai vécu de beaux moments, notamment avec d’anciens amis que je n’avais pas vus depuis longtemps et qui sont venus m’encourager.»

Parmi les visiteurs, son patron, qui est venu patiner avec lui pendant deux heures, avant le lever du soleil. Stéphane Thibault est représentant des ventes pour une compagnie spécialisée dans les produits d’emballage, laquelle fait notamment affaire avec les supermarchés. Un jeune emballeur à l’emploi d’un supermarché de la région est même allé le rejoindre après son quart de travail qui finissait à 23 h, samedi.

Rappelons que dans les jours qui ont suivi la catastrophe que l’on sait, à Haïti, Stéphane Thibault a spontanément senti le besoin de participer personnellement à l’effort collectif qui se déployait pour venir en aide à ce peuple si durement éprouvé. Il le ferait, disait-il, en pensant aux enfants et à tous ceux qui vivaient des moments de terreur depuis ce désastre.

Outre le fait d’avoir régulièrement donné de l’argent pour différentes causes, c’était la première fois que le Boisbriannais posait un geste d’entraide aussi concret. Il faut savoir que, dans les années 1990, Stéphane Thibault a travaillé comme agent de bord pour un transporteur aérien qui faisait régulièrement la navette entre Montréal et la perle des Antilles. «J’ai côtoyé beaucoup d’Haïtiens, durant cette période, et je me suis attaché à eux», dit-il.

Et l’accueil aura été chaleureux pour lui, jeudi matin, alors qu’il se rendait aux bureaux du Centre d’étude et de coopération internationale (CECI), organisme dûment accrédité qui s’est chargé de la collecte de fonds reliée à ce marathon sur glace. C’est là qu’on lui a confirmé la totalité des dons recueillis. «4 275 $: pas si pire pour une journée de travail!», de commenter M. Thibault.

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