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Un projet d’ange gardien pour contrer l’intimidation

(Photo Michel Chartrand)

Un projet d’ange gardien pour contrer l’intimidation

L’intimidation dans les écoles du territoire

La vingtaine d’élèves de la classe de 6e année de Mme Julianne Dugas à l’école Chante-bois à Blainville vont se souvenir longtemps de leur année scolaire 2008-2009.

Pourquoi? Parce que cette année, l’enseignante a décidé de s’occuper activement de la problématique de l’intimidation.
«Avec l’aide de la technicienne en éducation spécialisée, Josée Lapointe, nous avons travaillé sur une idée pour parler de l’intimidation. J’ai vraiment un groupe fantastique et les élèves ont embarqué tout de suite dans le projet», précise l’enseignante.

Pourquoi parler et trouver des idées pour contrer l’intimidation? «Je me suis rendu compte que c’était une problématique qui existait entre les élèves, explique Mme Dugas, précisant que l’intimidation entre les élèves de la classe se fait de façon discrète. Je ne pensais pas que le problème était aussi profond. Je ne connaissais pas l’ampleur».

Comme première initiative, les intervenantes ont mis en place l’idée d’ange gardien. Pour ce faire, les élèves de 6e année devaient piger le nom d’un étudiant et dresser la liste de ses qualités. «On a pigé un nom sur un bout de papier et on a écrit un texte sur la personne», explique Amélie Saint-Laurent, élève.

Une fois le minitexte écrit, les élèves ont été invités à partager avec le reste de la classe, les qualités de la personne pigée. «Au début, on ne savait pas quoi écrire sur l’autre personne», mentionne Kassandra Urbain, précisant avoir ressentie une belle joie quand elle a entendu le texte la concernant.

Une fois le texte écrit, les deux élèves devenaient des anges gardiens. Selon l’enseignante, cette démarche a permis de créer une meilleure complicité, et ce, en plus de leur faire comprendre l’impact de leur parole dans la vie des autres élèves.

Qu’est-ce que l’intimidation pour les jeunes de 6e année? «C’est quand il y a un sentiment de pouvoir entre deux personnes. Et quand les deux personnes se chicanent», explique Rémi Légo. Pourquoi faut-il éviter l’intimidation entre élèves? «Parce que ça fait mal à l’autre personne», précise Jessie Robert, élève.

Afin d’aller plus loin dans le projet d’intimidation, l’enseignante a demandé au policier interventionniste, Frédéric Savoie, du Service de police de Blainville, de venir rencontrer sa classe. «J’ai moi-même connu de l’intimidation à l’école primaire. Je connais ce qu’ils peuvent ressentir. Je suis là pour parler avec eux et expliquer l’impact sur les autres amis», explique M. Savoie.

En plus du projet d’ange gardien, l’enseignante a proposé de mettre en place le Club de la paix. Cette idée a pour objectif de sensibiliser les élèves sur l’importance de prendre soin des autres. «J’ai offert aux élèves de piger quatre noms. Les élèves choisis ont eu la chance de passer une journée dans l’auto-patrouille et de venir manger de la pizza», de conclure le policier.

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