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Journal Nord Info et La Voix des Mille-Îles

Le projet Passerelle à la rescousse des enseignants non légalement qualifiés

Pôle universitaire des Basses-Laurentides

Dans un article publié le 6 octobre dernier, sous la plume de sa journaliste Marie Allard, La Presse titrait: De plus en plus de profs sans permis. À la lecture du texte, on apprend que plus de 2 200 professeurs sans brevet enseignent chaque année dans les écoles du Québec, grâce à des tolérances d'engagement, et que plus de 1 500 autres professeurs non légalement qualifiés enseignent, depuis avril 2006, en vertu d'autorisations provisoires d'enseigner.

«Nombre d’entre eux voudraient acquérir leur formation en pédagogie, mais ne sont pas prêts à retourner quatre ans à l’université, ce qu’exige Québec. Solution? S’exiler en Ontario, où la formation ne dure que huit mois», peut-on lire. Or, nulle part dans l’article ne fait-on mention du projet Passerelle, initié par le Pôle universitaire des Basses-Laurentides, à l’automne 2006, précisément pour pallier cette problématique.
«Ce projet a été mis en branle dès la première année de vie du Pôle, en 2006-2007», rappelle Nadine Le Gal, directrice générale du Pôle. Résultat d’une rencontre entre la direction de la Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles (CSSMI) et le Pôle, le projet Passerelle vise essentiellement à régulariser la situation de ces enseignants non légalement qualifiés, c’est-à-dire des gens déjà titulaires d’un baccalauréat dans un domaine en particulier, en mathématiques par exemple, mais qui ne possèdent aucune formation en enseignement, explique Mme Le Gal. «La seule option pour légaliser leur statut d’enseignant, c’est de retourner faire un autre baccalauréat à l’université, ce qui ne convient pas à tout le monde», souligne-t-elle.

Université Laval

Après plusieurs discussions, notamment avec le Syndicat des enseignants du Québec, la CSSMI et les gens concernés, le Pôle s’est associé avec l’Université Laval afin de mettre sur pied une formation sur mesure pour la soixantaine de personnes qui en constituent la première cohorte. Le projet Passerelle se traduit donc par une formation équivalente à 30 crédits universitaires pour laquelle l’expérience et les études antérieures sont prises en compte. «Notre initiative a brassé la cage à bien du monde, si je peux me permettre, et a forcé le ministère et les autres universités à reconsidérer leur position», déclare Mme Le Gal.

Depuis la dernière année, l’évolution a même été rapide et positive avec l’arrivée, entre autres, de la maîtrise qualifiante, offerte à distance seulement. Un début, estime Mme Le Gal, étant donné que le ministère demeure également très strict quant à sa position. «Je dois saluer l’audace de l’Université Laval qui a osé aller de l’avant avec ce projet, et ce, même si elle a été très critiquée par ses partenaires», ajoute-t-elle.

Offerte à raison d’une séance le vendredi soir et le samedi, et ce, environ une fois par mois, la formation rejoint actuellement une soixantaine d’enseignants œuvrant principalement dans les régions de Laval, Laurentides et Lanaudière. À ce stade-ci, la possibilité d’une deuxième cohorte demeure toujours à l’étude.

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