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Danny Desriveaux rencontre les Lions de Sainte-Thérèse

(Photo Yves Déry)

Danny Desriveaux rencontre les Lions de Sainte-Thérèse

Football et Haïti

Pour le premier souper mensuel régulier de l’année 2010, le président du Club Lions de Sainte-Thérèse, Yves Gravel, a réuni une cinquantaine de membres afin d’entendre, comme conférencier, le receveur de passes des Alouettes de Montréal Danny Desriveaux, venu parler d’Haïti, de la Coupe Grey et du Super Bowl.

Le numéro 82 des Oiseaux représente l’image d’un jeune Haïtien qui a bien réussi dans la vie. Il cadrait bien dans la même pièce que les membres Lions personnifiés par une forte majorité de gens d’affaires et de professionnels prospères. Avant d’être repêché par les Alouettes, en 2006, Desriveaux venait de terminer cinq années universitaires aux États-Unis, avec une maîtrise en administration des affaires.

Le conférencier a commencé ainsi: «Je suis plus à l’aise avec un casque et des épaulettes. Je suis même un peu gêné d’être devant un groupe d’adultes, car d’habitude je rencontre des organisations de jeunes joueurs de football ou encore je visite les écoles pour prévenir le décrochage scolaire. Je veux d’abord féliciter les Lions. Ce que vous faites pour la communauté en distribuant vos levées de fonds, c’est très important.»

D’ailleurs, le but des Lions de Sainte-Thérèse lors de ce souper-conférence était de recueillir – par le biais d’amendes amicales entre membres, de prises de photos avec la coupe Grey et une vente d’objets aux enchères – un minimum de 2 000 $ à être envoyés à un Club Lions de la République dominicaine pour être ensuite retransmis à un fonds d’aide en Haïti.
«Mes parents, a indiqué Desriveaux, sont nés en Haïti. Je suis né à Laval-des-Rapides. La culture haïtienne est très importante dans ce que je suis devenu aujourd’hui. J’ai la chance de jouer au football professionnel devant ma famille. C’est formidable, le nom de Desriveaux est gravé sur la coupe Grey pour toujours.»
«Je veux, a-t-il poursuivi, vous remercier au nom de ma famille et de tous les Haïtiens. Le peuple québécois est très solidaire. La première vague d’Haïtiens arrivés ici dans les années 1960 s’est aperçue que les Québécois étaient extraordinaires. C’est pourquoi on en retrouve tant parmi nous aujourd’hui.» Il y a au-delà de 130 000 Haïtiens au Québec.

Pour ce qui est de la victoire in extremis des Alouettes, lors du match de la Coupe Grey contre les Rough Riders de la Saskatchewan, Danny Desriveaux a philosophé avec le concept du non-garanti. «Dans la vie, dit-il, il n’y a jamais rien de garanti. Tu peux être la personne la plus talentueuse au monde, ça ne garantit pas le succès. Nous étions favoris par 15 points pour remporter la finale et nous tirions de l’arrière par deux touchés avec 9 minutes à jouer au match.»
«Il faut avoir une vision, poursuit-il, et toujours travailler fort dans ce que l’on fait. Si tu crois en cette vision, ça peut se réaliser. Nous étions confiants que nous pouvions venir de l’arrière. Pour un joueur, gagner un championnat, ça justifie beaucoup les efforts et les sacrifices. Nous voulons partager ce championnat avec la communauté. Nous irons rencontrer les jeunes dans les écoles.»

En ce qui concerne le Super Bowl, Danny Desriveaux y est allé de ce commentaire:
«Mon cœur est avec les Saints, car la ville de New Orleans se relève encore de la catastrophe de 2005, mais je pense que les Colts, avec Peyton Manning, vont l’emporter.»

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