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Le fondateur et président directeur général de La Petite Bretonne, Serge Bohec.

Une nouvelle chaîne robotisée pour produire 38 000 madeleines à l’heure

Un projet de 11 M$ de l’entreprise La Petite Bretonne

C’est en confectionnant, à l’âge de 16 ans, de petites madeleines douze à la fois que Serge Bohec a tracé en 1964, à partir de la maison familiale, les premiers pas de La Petite Bretonne, entreprise qui devait voit le jour deux ans plus tard à Laval. Installé à Blainville depuis 1976, l’homme d’affaires entend maintenant produire encore plus de ces petits gâteaux traditionnels lorrains aux œufs, en forme de coquillage.

Celui-ci a, en effet, obtenu du gouvernement fédéral une subvention de Développement économique Canada (DEC) de 2,6 M$ dans le cadre d’un projet de l’ordre de quelque 11 M$ qui lui permettra d’ajouter une nouvelle ligne de production robotisée dédiée à la fabrication de madeleines, à son usine de Blainville. Cette production s’ajoutera notamment à celles des micro-croissants qui ont fait la popularité de l’entreprise.

En plus des 88 employés qu’elle compte à Joliette, où l’on produit déjà des madeleines, l’entreprise prévoit en ajouter une quinzaine et un peu plus aux 156 existants à Blainville avec ce projet, mais surtout produire 38 000 madeleines à l’heure. Celles-ci seront destinées à l’international, entre autres en Europe, où La Petite Bretonne vend déjà des madeleines à l’érable au Costco de Paris, mais aussi au Québe, un marché que les Européens ont commencé à pénétrer.

Le bon temps pour investir

«La madeleine, c’est quelque chose de pas connu au Québec et je m’étais dit que je commencerais à mécaniser la madeleine lorsque les Européens viendraient ici pour en vendre, ce qui est maintenant le cas avec l’ouverture des marchés. Je me suis dit que le temps était venu [pour moi] d’investir dans une ligne de madeleines entièrement robotisée», d’expliquer, le mardi 5 janvier dernier, le président directeur-général de La Petite Bretonne, Serge Bohec, dans le cadre d’une visioconférence via Zoom pour annoncer la participation du gouvernement fédéral à ce projet. Celui-ci était accompagné, pour l’occasion, du leader du gouvernement à la Chambre des communes et lieutenant du Québec, Pablo Rodriguez, et du maire de Blainville, Richard Perreault.

Le projet, qui bénéficie également du soutien d’autre partenaires, comme le Fonds de solidarité FTQ, permettra aussi l’achat d’équipements additionnels, comme des malaxeurs et des pièces nécessaires à la modification de machines existantes.

Cette nouvelle ligne robotisée viendra remplacer celle que la Petite Bretonne possède dans la région de Lanaudière, où l’on produira plutôt une autre sorte de madeleine ou un autre produit. «On confectionnera quatre fois plus de madeleines à Blainville par rapport à Joliette», de préciser M. Bohec qui a aussi en tête des investissements à venir à Joliette.

Au final, avec ce projet, La Petite Bretonne souhaite quadrupler le montant de 3-4 millions que représente à lui seul la vente actuelle de madeleines au Québec et à l’étranger. «C’est pour cela que la mécanisation devient importante», d’indiquer M. Bohec qui estime qu’il ne faut surtout pas avoir peur de la robotisation, mais plutôt en voir les avantages.

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