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Prendre le temps d’y penser

Conseiller d’orientation au Carrefour Jeunesse emploi de Thérèse-De Blainville, Marc St-Martin, convient que l’affichage d’offres d’emploi est plus important de la mi-août à octobre.

Prendre le temps d’y penser

Changer d’emploi ou changer de profession?

La rentrée est un moment propice pour qui veut changer d’emploi, mais comment s’y prendre, surtout si l’on souhaite prendre un virage à 180˚ dans sa carrière?

Conseiller d’orientation au Carrefour Jeunesse emploi de Thérèse-De Blainville, Marc St-Martin, convient que l’affichage d’offres d’emploi est plus important de la mi-août à octobre. «Cela occasionne des remises en question. Souvent, au retour des vacances, certains réalisent qu’ils ont marre de leur emploi», fait-il remarquer.

Estimant que les employeurs recherchent plus une personnalité que seulement des compétences, il suggère d’utiliser son réseau de contacts pour chercher un emploi plutôt que de se servir des sites Internet de recherche d’emploi. «Un contact par téléphone ou en personne, c’est beaucoup plus efficace», assure-t-il.

Le conseiller soutient toutefois que lorsqu’il s’agit de changer d’emploi et non de profession, il n’est pas nécessaire de se faire accompagner dans la démarche. Tout dépend de sa personnalité. «Changer d’emploi, c’est plus simple que de changer de profession, convient-il. Le rôle du conseiller constitue à poser les bonnes questions à la personne qui est souvent illusionnée.»

Les perspectives d’emploi ne devraient pas être le seul guide de la personne. «Il faut avoir ce qu’il faut pour le métier, signale-t-il. Une infirmière sur cinq est toujours en fonction cinq ans après la diplômation. C’est qu’elles ont suivi la formation en regardant les perspectives d’emploi et non leur personnalité.»

Il suggère de regarder les descriptions de tâches pour se faire une idée du travail que l’on recherche. Il faut prendre le temps avant de s’engager dans ce type de démarche et un conseiller peut mettre en lumière certains aspects auxquels on ne pense pas nécessairement.

La motivation ne règle pas tout. Il faut regarder les engagements familiaux et financiers que la personne doit respecter. La mise en place d’un plan réaliste est essentielle. Un retour aux études peut donc vouloir dire deux ans de planification avant de s’y lancer, mentionne le conseiller.
«Il existe deux types de chercheurs. L’opportuniste qui fait des changements impulsifs et le stratégique qui réfléchit et fait un retour aux études. Il n’y a pas une réalité mieux que l’autre», croit M. St-Martin.

La formation continue peut être un bon moyen de changer d’environnement de travail sans pour autant tout mettre de côté. «C’est de plus en plus incontournable dans le marché du travail actuel. Les employeurs exigent de plus en plus de la personne embauchée dès son entrée en fonction. J’espère que la situation économique va changer cela. On demande trop de nouveaux employés. Tout ne s’apprend pas à l’école», indique-t-il.

Où aller pour être accompagné?

Le Carrefour Jeunesse emploi propose des services gratuits pour les jeunes âgés de 16 à 35 ans. Il est entre autres question d’évaluation des besoins, de rédaction de curriculum vitæ, de simulation d’entrevue, d’information scolaire et professionnelle. Pour ceux qui sont plus âgés, la conseillère en formation scolaire et en orientation au collège Lionel-Groulx, Katherine Blouin, suggère d’aller consulter le personnel d’Emploi-Québec, qui offre des services d’accompagnement dans la prise de décision et une aide financière (après évaluation du dossier).
«Un emploi linéaire n’existe plus vraiment compte tenu de la sécurité d’emploi d’aujourd’hui», convient-elle.

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