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Les employés du Boisé Sainte-Thérèse manifestent pour une troisième fois

(Photo Michel Chartrand)

Les employés du Boisé Sainte-Thérèse manifestent pour une troisième fois

En grève depuis le 14 octobre

Munis d’affiches aux couleurs de la CSN, les quelque 50 employés du Boisé Sainte-Thérèse ont manifesté leur mécontentement face à la décision de l’employeur de stopper les négociations. «Nous avons eu notre dernière rencontre avec l’employeur le 5 novembre. Mais en fait, depuis le mois de septembre qu’il ne se passe plus rien», indique la présidente du syndicat, Johanne Lafond.

Après une première manifestation en juillet, une seconde en septembre et en grève depuis le 14 octobre dernier, c’est cette fois à l’angle de la rue Fabien-Drapeau et du boulevard du Curé-Labelle, à Sainte-Thérèse, que les membres du STT des centres d’hébergement de la région des Laurentides–CSN, section Le Boisé Sainte-Thérèse, ont installé leur roulotte de grève. De fait, après sept rencontres de négociation et de conciliation et devant l’impasse actuelle, les employés du Boisé Sainte-Thérèse ont décidé de faire la lutte, disent-ils, tant et aussi longtemps que leurs conditions salariales ne seront pas améliorées.

Rattrapage salarial

Au cœur du litige actuel? Principalement le rattrapage salarial. «Selon les données de la CSN, nos salaires sont actuellement 40 % inférieurs à ceux du réseau privé. C’est inacceptable», plaide Mme Lafond.

Sur la foi de ces chiffres, le syndicat demande donc un ajustement salarial de 32 % sur trois ans, incluant rattrapage salarial et augmentation, alors que la dernière offre patronale déposée sur la table se situe plutôt à 10 % sur trois ans. «Cette offre est ridicule et inacceptable. C’est une atteinte à notre intelligence», de lancer Mme Lafond avant de retourner parmi les manifestants.

Mentionnons que les clauses normatives figurant à l’agenda portent essentiellement sur l’amélioration de la protection contre la sous-traitance, l’augmentation des libérations syndicales, la diminution de la période de probation, l’obtention d’un local syndical, la possibilité d’un congé sans solde après un an de service et l’amélioration du processus de griefs.

Après une première convention collective signée avec la FTQ, laquelle est d’ailleurs échue depuis décembre 2008, les quelque 50 salariés du Boisé Sainte-Thérèse, majoritairement des femmes, tentent maintenant d’obtenir une convention avec la CSN. Les postes visées par ce nouveau contrat sont des postes d’infirmières, infirmières auxiliaires, préposées aux bénéficiaires, préposées à l’accueil, à la cuisine, au service aux tables et à l’entretien. Aucune nouvelle rencontre n’est encore, à ce jour, prévue entre les deux parties.

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