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Le taxi aérien: la nouvelle façon de voyager

Le fondateur de Nolibec, Vincent Daudelin.

Le taxi aérien: la nouvelle façon de voyager

Il s'appelle Vincent Daudelin et il est à la tête de Nolibec depuis presque une année. Cet ancien pilote de ligne, qui a été affecté par la maladie de Meunière voilà cinq ans (et donc interdit de vol pour toujours), a trouvé une façon bien habile de satisfaire ses ambitions et sa soif d’aviation en créant un tout nouveau concept de transport: le taxi aérien.

Parce qu’il a fallu se recycler, le jeune Blainvillois s’est souvenu, alors qu’il pilotait dans le Grand Nord québécois, des difficultés rencontrées par les ingénieurs qui devaient voyager dans les régions éloignées du Québec.

«Ce sont principalement les firmes de génie, dont les contrats les menaient aussi loin que la Basse-Côte-Nord, par exemple, qui étaient affectées par ces trajets longs et fastidieux. Parfois, ils devaient attendre jusqu’à quatre jours avant de pouvoir retourner chez eux, faute d’avion sur place. Aujourd’hui, la donne a changé. Les ingénieurs peuvent rentrer chez eux le jour même puisque j’assure l’aller-retour dans la même journée, si besoin est. Je suis en quelque sorte une agence de voyages, puisque je sers d’intermédiaire entre les clients et les compagnies aériennes», explique Vincent Daudelin.

Les coûts?

«Voyager avec Nolibec coûte moins cher, assure le fondateur, mais surtout, ça permet de sauver énormément de temps.»

Puisque l’on peut compter sur plus de 90 aéroports partout en province, il est possible désormais de noliser un appareil à proximité du lieu de travail ou de résidence du client. Ce dernier évitera donc toutes les étapes liées à l’attente à l’aéroport et n’aura qu’à sortir de sa voiture pour se rendre directement dans l’avion. Le terminal étant privé, aucun contrôle n’est nécessaire.

«C’est en quelque sorte son avion», ajoute l’entrepreneur.

À ce chapitre, il existe autant d’avions disponibles que de clients, puisque le type d’avion correspond toujours aux demandes du passager.

«Il arrive parfois que les clients doivent transporter de l’équipement et je dois m’assurer que l’avion possède l’espace nécessaire pour cela», poursuit-il.

Récipiendaire du prix HEC création d’entreprise et d’une bourse du CLD, M. Daudelin dessert également une clientèle moins conventionnelle, plus VIP, dont les desseins sont davantage de l’ordre du loisir et du plaisir. «Effectivement, il m’arrive de transporter des gens qui font une escapade d’un week-end en Floride pour aller jouer au golf», confie-t-il en souriant.

Sécurité: la priorité

Là-dessus, le fondateur est formel, la sécurité prime sur tout. Le voyageur est assuré d’avoir en tout temps deux pilotes dans l’avion. Parfois, une tierce personne peut s’ajouter, mais c’est plutôt rare. «Ma clientèle est récurrente. Les gens sont satisfaits et ils reviennent», dit-il.

D’ailleurs, après quatre mois de mise en service, force est de constater que Nolibec a laissé un bon souvenir chez ses usagers, puisque la compagnie a affiché un chiffre d’affaires de 357 000 $.

«De plus, en raison des microclimats particuliers qu’on retrouve dans certaines régions du Québec, on est assuré d’être conduit par des pilotes chevronnés qui possèdent toutes les connaissances requises des contrées éloignées», d’ajouter M. Daudelin.

Ce dernier compte lancer officiellement son entreprise cet automne.

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