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Entête - Économie

Le réseautage, ça se prépare

Le réseautage, ça se prépare. Se montrer stratégique en affaires, c’est aussi savoir développer son réseau de contacts. Là comme ailleurs, pour gagner en efficacité, il faut user de savoir‑faire.

C’est du moins le message qu’a livré devant des gens d’affaires le conférencier François Garon, à l’occasion d’un dîner REZO organisé par le Regroupement des gens d’affaires de Boisbriand, en collaboration avec l’Association des gens d’affaires de Blainville et l’Association des gens d’affaires de Rosemère.

Les participants, qui s’étaient réunis au Golf In, à Boisbriand, pour prendre part au dîner tournant, ont ainsi appris qu’il leur était judicieux d’élaborer un plan spécialement destiné au réseautage. «Souvent, les gens arrivent à une activité de réseautage sans objectifs précis. Les gens improvisent», constate M. Garon.Or, cette attitude n’apporte pas toujours des résultats. «Pourquoi le réseautage? Pour attirer les bonnes personnes», fait‑il remarquer.

Selon le conférencier, les gens auraient intérêt à se poser d’abord des questions sur ce qu’ils souhaitent réellement trouver dans ces échanges et ne pas hésiter à cibler des personnes. Une fois que l’on détermine ses objectifs, il faut aussi développer une stratégie d’approche. «Ce n’est pas de la magie, souligne François Garon. Il y a certaines façons de faire.»

Pour le conférencier, tout est dans l’approche de l’autre. Et surtout, insiste-t-il, pas avec celle du vendeur. «Si vous arrivez dans un esprit de vendre, vous risquez de repousser ceux qui n’ont pas besoin de vos services. Beaucoup de gens souffrent de sollicitation précoce. Vendre n’est pas l’objectif premier», avertit François Garon.

«L’objectif c’est de se positionner comme aidant et comme collaborateur. Si vous voulez faire des retraits, image-t-il, il faut faire des dépôts.» Mais il faut tout de même que les deux parties y gagnent, prévient‑il: «Dans une relation, quand l’un donne tout et que l’autre prend tout, ça ne marche pas.»

En fait, briser la glace n’est pas si simple et le langage non verbal peut intervenir comme facteur favorable ou non, selon le conférencier Garon. La position corporelle que l’on adopte, par exemple. Se tenir face à son interlocuteur favorisera l’établissement d’un lien intime, mais fera peut-être hésiter certains à venir se glisser dans la conversation. Il s’agit d’une attitude fermée. Se placer en position «V» lance, au contraire, un message d’ouverture et attire de ce fait nettement plus de contacts.

Il faut également faire attention au contenu des conversations, selon M. Garon, qui affirme sans hésiter que les gens aiment bien raconter leur histoire, leur cheminement. Et l’écoute reste encore une approche à privilégier. «On devrait écouter deux fois plus que l’on parle», dit‑il. Et en affaires, comme dans la vie, il faut faire un suivi de ses relations tout en respectant la phase de gestation naturelle, affirme‑t‑il en terminant.

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