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Le milieu des affaires s’unit pour promouvoir le français

Cynthia Kabis

Le milieu des affaires s’unit pour promouvoir le français

Préoccupées par la qualité du français écrit de leurs membres, cinq chambres de commerce laurentiennes viennent de s’unir à la Chambre de commerce Thérèse-De Blainville pour promouvoir à grands coups de publicité son portail qui propose toute une série de conseils pratiques et adaptés au milieu des affaires, en vue d’améliorer leurs communications.

En fait, le portail de la CCITB n’est pas nouveau. Il existe même depuis près de quatre ans, mais l’intérêt croissant des membres qui le consultent a convaincu les dirigeants des chambres de commerce et d’industrie de Mirabel, Saint-Jérôme, Mont-Tremblant et Argenteuil d’offrir leur collaboration à la CCITB pour le faire connaître davantage.

D’ici quelque temps, chacune des chambres participantes investira la somme de 5 000 $ pour le publiciser. Cette campagne de promotion pour un meilleur français au bureau vise pas moins de 1 600 membres.

Élaboré en collaboration avec le linguiste Bruno Lortie, de l’Office québécois de la langue française, le site de la CCITB informe les utilisateurs sur le vocabulaire approprié au milieu des affaires et la façon correcte de rédiger une lettre, par exemple. On y retrouve notamment des capsules informatives et des modèles de lettres ou de documents administratifs typiques aux gens d’affaires.

«On vise la clientèle d’affaires, les employés de bureau et les employeurs», expliquait Alain Martineau, président des gouverneurs de la CCITB, lors de l’annonce officielle de l’entente.

M. Martineau dit avoir observé, au cours des dernières années, une diminution de la qualité du français dans les communications. «C’est un signe des temps, on utilise beaucoup de médias ultrarapides, mais c’est important de respecter le français», souligne celui-ci.

«J’ai des clients qui me disent: pas besoin de payer pour une correctrice. Mais c’est vraiment important de miser là-dessus, d’avoir une bonne image», fait remarquer Dominique Laverdure, la directrice régionale des chambres de commerce de l’ouest du Québec pour la fédération SCCQ.

«Même si on travaille avec des logiciels comme Antidote, les fautes, ça ne pardonne pas. C’est respectueux et professionnel d’avoir un français correct. On se doit d’avoir une signature à la hauteur des attentes des entreprises», insiste pour sa part Mélanie Guérard, la directrice générale de la Chambre de commerce et d’industrie d’Argenteuil.

Le coffre à outils linguistique est tout à fait gratuit et l’OQLF, qui finance le projet, a même inséré un lien sur son propre site qui redirige les visiteurs intéressés vers le portail de la CCITB. Les utilisateurs des applications iPhone et Android peuvent le télécharger.

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