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La Tablée des chefs ou l’art d’éviter le gaspillage

Le fondateur de la Tablée des chefs

La Tablée des chefs ou l’art d’éviter le gaspillage

«La Tablée des chefs lutte contre la faim en nourrissant les familles dans le besoin et en développant l’autonomie alimentaire des générations futures afin de diminuer leur éventuelle dépendance à l’aide alimentaire.»

Cette phrase tirée du site officiel de la Tablée des chefs résume parfaitement la mission première de cette entreprise sociale mise sur pied par Jean-François Archambault en 2002.

Conférencier invité de la Chambre de commerce et d’industrie Thérèse-De Blainville, le mercredi 16 janvier dernier, le jeune homme a réussi un véritable exploit; mobiliser les grands chefs à la récupération des surplus alimentaires dans leur cuisine afin de les redistribuer dans les banques alimentaires de leur région.

«Ce n’est pas évident d’arriver à parler à un chef. Et lorsqu’on y arrive, il faut écarter cette légende urbaine voulant qu’il pourrait être poursuivi en cas d’intoxication alimentaire. Mon père qui est juge et avocat (ce n’est pas sa faute) a vérifié la loi du bon Samaritain et cette dernière ne rend pas responsable un cuisinier de cet acte altruiste, et ce, même si le risque existe. Notre mission est justement de gérer ce risque et d’offrir un concept clés en main au chef en question.»

Outre ce statut de lutte au gaspillage, le rôle de la Tablée des chefs ne s’arrête pas là, puisque des cours de cuisine sont également offerts à des jeunes de 12 à 17 ans provenant de milieux très défavorisés.

«L’idée est de diminuer la dépendance future à l’aide alimentaire. En sachant cuisiner, le jeune va d’abord se questionner avant de faire appel à une aide alimentaire», explique M. Archambault.

Tout lâcher pour sa passion

Alors qu’il était à la tête des hôtels Marriott du Vieux-Montréal et de celui de Dorval (aéroport) comme directeur des ventes et du marketing, ce lauréat de plusieurs prix et distinctions a tout quitté, en 2006, pour se consacrer à plein temps à son entreprise.

«Je suis passé d’un salaire de 100 000 $ par année à 40 000 $. C’était un choix», dit-il simplement.

Impliquant aujourd’hui une cinquantaine de chefs, la Tablée des chefs a redistribué depuis cinq ans plus de 500 000 repas et offert plus de 60 000 heures de formation culinaire. Sa participation s’étend désormais hors des frontières et rejoint des pays comme le Mexique, les États-Unis et l’Amérique latine, où elle propose ce concept à la fois unique, mais surtout philanthropique.

La prochaine étape sera de recruter des gens issus du monde des affaires en les invitant à participer à la Tablée des chefs.

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