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Photo Nicolas T.-Parent - La Cage de Sainte-Thérèse accueillera ses derniers clients le 5 mai prochain.

La Cage de Sainte-Thérèse ferme ses portes

En opération depuis 1990, la Cage Brasserie sportive de Sainte-Thérèse fermera ses portes le 5 mai. Une vingtaine d’employés, dont certains comptaient plus de 20 ans d’ancienneté, se retrouvent ainsi le bec à l’eau.

Sous le couvert de l’anonymat, l’une de ces employées a exprimé son mécontentement face à cette situation, affirmant avoir été remerciée de ses services de façon cavalière. Une seconde employée a corroboré ces dires.
«Nous avons eu un meeting général vendredi dernier où nous avons appris la nouvelle. La dame des ressources humaines nous a alors avisés qu’il y aura deux catégories d’employés: les sauvés et les coulés. En moins de 10 minutes, lors de la rencontre individuelle qui a suivi, j’ai su que je faisais partie de la deuxième catégorie», a mentionné cette employée de longue date de La Cage avant d’ajouter ne pas comprendre que l’entreprise n’ait pas relocalisé les membres du personnel mis à pied, «faute de postes disponibles», leur aurait-on laissé savoir.
«De me faire dire ça, alors que le bureau-chef possède plus de 50 restaurants, j’en suis abasourdie! Surtout que l’on s’entend que la fermeture est en partie parce qu’ils ont ouvert la succursale de Boisbriand», de rager cette autre employée.
Une décision d’affaires
L’ouverture de la Cage de Boisbriand a en effet joué dans la décision de l’entreprise de fermer sa succursale de Sainte-Thérèse, mais d’autres facteurs ont aussi été pris en compte, comme l’a expliqué Jean Bédard, président de La Cage.
«Si on a décidé de refaire notre image de marque il y a trois ans, a-t-il d’abord mentionné, c’est parce que nos ventes baissaient et que les heures travaillées de nos employés baissaient. Nous voulions donc nous assurer d’être là pour les prochaines années.»
Ce repositionnement de la marque de l’entreprise, qui a notamment vu son nom passer de «Cage aux sports» à «La Cage – Brasserie sportive» en plus de se doter d’un porte-parole en la personne de Louis-François Marcotte, a non seulement eu des incidences sur le menu, mais a aussi entraîné un questionnement quant à l’emplacement idéal des futures Cages et sur la pertinence de rénover à gros prix les Cages existantes.
«Les nouvelles rénovations demandent beaucoup de capital à investir. De plus, nos études de marché nous indiquaient qu’avec l’arrivée d’une Cage à Boisbriand, nous nous retrouvions avec deux établissements moyens, ce qui n’est pas une bonne nouvelle à long terme», de préciser Jean Bédard.
Celui-ci n’exclut pas la possibilité de réembaucher les employés de Sainte-Thérèse qui ont perdu leur emploi. D’ailleurs, les franchisés ont reçu la consigne d’engager «à l’interne» avant de publier publiquement des offres d’emploi.
Quant à l’utilisation par les ressources humaines du mot «coulés» pour décrire un employé remercié, M. Bédard a dit douter de la véracité de cette affirmation.
«Mon équipe des ressources humaines ne s’adresse pas à nos employés de cette façon. Tout a été fait dans les règles de l’art», a conclu Jean Bédard qui ne prévoit pas fermer d’autres restaurants à court terme, dans les Laurentides du moins.

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