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Entête - Économie

La biométhanisation et le transport routier dans la mire

Débouchés commerciaux de Gaz Métro

À la recherche de débouchés pour étendre sa portée commerciale, Gaz Métro estime que la biométhanisation des matières organiques pourrait paver la voie dans cette direction.

«Je sais que c’est un sujet qui intéresse certains d’entre vous puisque la Société de développement économique Thérèse-De Blainville compte, sur son territoire, une entreprise d’avant-garde dans le domaine: Xebec, une entreprise reconnue dans le domaine de la purification de biogaz», a en outre fait ressortir la vice-présidente – Croissance, Guylaine Lehoux, en tant que conférencière du Midi d’affaires de la Chambre de commerce et d’industrie Thérèse-De Blainville (CCITB), le 21 avril dernier.

Située à Blainville, Xebec fournit des purificateurs de méthane utilisés partout dans le monde afin de procéder à la conversion des biogaz en gaz naturel renouvelable.

De l’enfouissement à la biométhanisation

Tel qu’annoncé par le gouvernement du Québec en novembre dernier, les matières organiques ne seront plus, comme avant, acheminées vers des sites d’enfouissement, mais bien dirigées vers des centres de biométhanisation à compter de cette année.

Pendant que bon nombre de municipalités analysent la possibilité de valoriser leurs matières résiduelles en gaz naturel, Gaz Métro envisage de collaborer avec elles en mettant à leur disposition son expertise énergétique.
«Gaz Métro travaille en ce moment même avec différents partenaires (économiques, municipaux, environnementaux) pour définir les modalités techniques et économiques d’injection de ce nouveau type de gaz dans son réseau. Notre métier et nos actifs sont en effet éminemment compatibles avec cette solution, que Gaz Métro juge prometteuse, pour contribuer à répondre aux besoins énergétiques du Québec», commente Guylaine Lehoux.

Gaz Métro se considère un agent facilitateur dans le développement à court terme de cette filière grâce à sa présence dans les régions urbaines à forte densité de population où davantage de déchets sont produits, son savoir-faire en matière de construction et de fonctionnement de conduites et de ses relations privilégiées avec les collectivités.

L’intérêt de Gaz Métro pour le biométhane réside aussi dans le fait que ce gaz pourra alimenter les flottes de camions lourds qui auront privilégié le gaz naturel en remplacement du diesel. Un véhicule propulsé au biométhane émet 85 % moins de gaz à effet de serre que le diesel.

Le gaz naturel comme carburant de véhicules lourds

Le transport terrestre est un autre secteur que Gaz Métro désire exploiter. «Gaz Métro aspire à faire du gaz naturel un carburant privilégié, notamment par les flottes de véhicules lourds qui roulent actuellement au diesel. En effet, bien que l’électricité semble être une solution envisageable de remplacement du pétrole pour les véhicules de promenade (transport terrestre individuel), il n’en va pas de même pour le transport lourd», détaille Mme Lehoux.

La Politique québécoise sur le transport routier de marchandises 2009-2014 du ministère des Transports du Québec cible d’ailleurs le gaz naturel comme unique alternative au diesel et en tant que forme d’énergie réductrice des émissions de gaz à effet de serre.

Au Québec, le secteur du transport routier constitue le plus grand émetteur de gaz à effet de serre, avec 40 % des émissions totales. Le transport lourd de marchandises génère, à lui seul, 32 % des émissions de gaz à effet de serre du transport routier québécois.

Il est aussi convenu que les véhicules fonctionnant au gaz naturel entraînent une réduction des émissions de gaz à effet de serre de l’ordre de 25 % par rapport au diesel et aux autres carburants pétroliers. «Les véhicules au gaz naturel sont également moins nocifs pour la santé. Le gaz naturel n’émet pas de contaminants atmosphériques (oxydes d’azote et particules fines), ce qui pousse certains acteurs du milieu du camionnage à parler de camions antismog», dit Guylaine Lehoux, en insistant sur le fait que le gaz naturel se veut une solution existante et immédiatement accessible.
«Nous avons bon espoir de donner vie à cette filière au Québec, une filière prometteuse au plan environnemental, mais aussi au plan commercial», conclut-elle.

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