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Entête - Économie

Jonathan Langlois, le magicien de Las Vegas

La ténacité. Voilà ce qui a motivé Jonathan Langlois dès son plus jeune âge, et ce, avant même qu’il connaisse la signification de ce mot. Il faut remonter aux sept ans de ce dernier pour comprendre le déclic du garçonnet  alors qu’il reçoit (en cadeau) sa toute première boîte de magie.

«J’ai lu et appris mon premier tour de magie. Puis, je l’ai montré à ma mère qui a été impressionnée», relate Jonathan Langlois, magicien et conférencier invité de l’Association des gens d’affaires de Blainville (AGAB). «J’ai compris à ce moment que je détenais un pouvoir que mes parents ne possédaient pas et, en plus, j’étais capable de les impressionner.»

Une passion était en train de germer.

Rébellion sympathique

Fils d’un homme d’affaires, l’adolescent fait preuve de créativité et se lance même dans de petits spectacles de magie payants, afin d’éviter la corvée de distribution de journaux.

«Mon père n’en pouvait plus, relate Jonathan Langlois en rigolant. À l’âge de 14 ans, j’ai travaillé dans l’usine de chaussures de mon père et, croyez-moi, j’ai passé le pire été de ma vie.»

Nul besoin de réitérer l’expérience à nouveau pour comprendre que ce job d’été n’est pas fait pour lui. À 15 ans, il décide plutôt de divertir les gens… qui poireautent, le ventre creux, chez Saint-Hubert. «Je les amusais avec des tours de magie pour les désennuyer, raconte-t-il. Par la suite, j’ai rencontré le gérant qui m’a engagé et offert 150 $  pour deux heures de travail. Mon père n’en croyait pas ses oreilles, jusqu’au moment où il a vu le chèque.»

Le vent dans les voiles, Jonathan fonce. Son art s’étend désormais jusqu’aux tables des clients où il s’attire le respect et l’estime. À un point tel, d’ailleurs, qu’il imprime et distribue ses propres cartes d’affaires. Mais, manque de chance pour Jonathan, le ton légèrement bourru de son paternel au téléphone lui fait perdre quelques contrats.

Rencontre marquante

N’en déplaise au facteur malchance, le magicien fait la rencontre avec celui qui lui offrira son premier vrai contrat pour un évènement à Toronto. «Il s’agissait d’un des directeurs d’Honneywell, confie-t-il. Et depuis, j’ai réalisé une cinquantaine d’évènements pour cette compagnie», de continuer le magicien, encore reconnaissant.

S’ensuit alors une escalade où le jeune homme remporte quelques concours, se produit lors de premières, et finalement se fait remarquer par Yvon Deschamps qui lui propose un premier spectacle au Manoir Rouville-Campbell.

Prochaine étape : Las Vegas

Tenace, passionné, mais également ambitieux, Jonathan Langlois vise la capitale mondiale du jeu : Las Vegas.

Comment? «Je me suis dis que j’allais contacter René Angélil. Étant donné que j’avais travaillé au Mirage (club de golf), j’ai contacté un ami de René qui m’a proposé un entretien avec lui. Je l’ai rencontré quelques mois plus tard.»

Terriblement nerveux lors de cette entrevue, Jonathan apprend que ce n’est pas René qu’il doit convaincre, mais bien les gens qui se chargent des auditions, là-bas, à Las Vegas. Il lui faudra attendre deux ans avant de retourner à Las Vegas et de rencontrer M. X, qui gère le divertissement.

«J’avais cinq minutes devant moi pour l’impressionner. Il était au téléphone et, tout à coup, il s’est retrouvé avec une carte que j’avais réussi à déposer sur l’appareil. J’ai eu une audition le lendemain, à l’hôtel Excalibur, devant deux personnes», résume-t-il. La magie ayant opéré, Jonathan Langlois repart avec un contrat d’un an à Las Vegas.

Heureux? «Ça a été la catastrophe, car je n’avais pas réussi à avoir de VISA. Je suis retourné à Montréal, sous le choc, complètement à terre. Mais, j’ai été très chanceux. On m’a aidé et rapidement, j’ai reçu mon VISA de travail. J’ai pu repartir et honorer mon contrat. Ça a été une aventure incroyable».

 Et maintenant? «Je suis de retour au Québec afin de présenter mes spectacles. Oui, je demeure motivé par ma passion et mon but est de me présenter partout dans le monde», de conclure le magicien et humoriste avec un grand sourire.

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