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Du 25 au 30 novembre: Combattez la fièvre du crédit pour en finir avec l’endettement

Rania Kanaan et Sylvie Perron

Du 25 au 30 novembre: Combattez la fièvre du crédit pour en finir avec l’endettement

En 2013, le taux d’endettement moyen des Québécois atteint 165,6 %, alors qu’il se chiffrait à 115 % neuf ans plus tôt.

Cette fièvre du crédit inquiète l’ACEF des Basses-Laurentides, qui tiendra, du 25 au 30 novembre, sa 10e campagne annuelle Dans la marge jusqu’au cou, dans le but de prévenir les consommateurs des pièges de la surconsommation et de les sensibiliser aux moyens existants pour y mettre fin.

En 2012, l’ACEF a répondu à 3 186 demandes d’aide téléphoniques ou en personne. Pour l’ACEF, l’importance de poursuivre la campagne de prévention d’année en année ne fait donc aucun doute. Or, c’est sous le thème Combattez la fièvre du crédit que se déroulera celle de 2013.

À l’occasion d’un point de presse, mercredi dernier, la coordonnatrice de l’ACEF des Basses-Laurentides, Sylvie Perron, a dressé un portrait alarmant de la situation. «Plusieurs problèmes que dénoncent les associations de consommateurs persistent. Entre autres, la sollicitation auprès des consommateurs demeure toujours aussi féroce», constate‑t‑elle.

D’un côté, on retrouve des institutions financières qui séduisent leur future clientèle alors qu’elle est encore assise sur les bancs de l’école, et à l’autre bout, on observe une multiplication d’entreprises qui promettent aux gens pris au piège de l’endettement de régler leurs problèmes. «Nous retrouvons de plus en plus de joueurs dans le marché du redressement financier. À coup de publicités accrocheuses, les consommateurs se voient offrir des solutions miracles à leur endettement, mais l’objectif d’affaires est tout autre», signale‑t‑elle.

Mme Perron lance une mise en garde. En réalité, ces magiciens de l’endettement s’assurent de se garder une commission, un pourcentage, à même l’argent que leurs clients s’apprêtent à rembourser. Mme Perron les soupçonne même d’établir une entente au préalable avec certains créanciers.

Celle‑ci déconseille fortement aux consommateurs de faire appel à eux, disant privilégier les organismes communautaires en raison de leur mission sans but lucratif et qui interviendront dans l’intérêt du consommateur.

Selon Mme Perron, trois acteurs peuvent agir dans la situation: le citoyen lui‑même, les institutions financières qui contribuent à l’endettement des consommateurs en leur prêtant sans connaître leur réelle capacité de rembourser, ainsi que le gouvernement, qui devrait mieux encadrer les pratiques de nouveaux joueurs dans le marché de l’endettement et de la littératie financière.

À l’ACEF, on espère que le projet de loi 24, qui établira des normes d’encadrement, soit bientôt remis à l’agenda de l’Assemblée nationale pour y être adopté.

Car il y a des conséquences à l’endettement, signale Rania Kanaan, qui est stagiaire à l’ACEF: «L’endettement, ce n’est pas juste un problème monétaire. Cela affecte aussi la santé physique et mentale en raison du stress occasionné.»

L’équipe de l’ACEF invite les citoyens à relever le Défi crédit pour une deuxième année, en s’inscrivant directement sur le site [www.danslamargejusquaucou.com]. Ceux qui s’inscriront devront respecter dix engagements (que l’on présente aussi comme des remèdes), mais ils bénéficieront en retour de trucs et de conseils pour mieux gérer leurs finances. Ils recevront par ailleurs une trousse de «premiers soins budgétaires».

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