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Maryline Gauthier et Denis Provençal de la Cabane à sucre d’Amours de Sainte-Anne-des-Plaines, en compagnie de leurs enfants.

Simon Farsa, propriétaire de la Cabane à sucre Farsa, à l’occasion de l’un des nombreux tournois de golf auxquels il a participé et fait goûter ses produits de l’érable.

Difficile de voir la lumière au bout du tunnel

Cabanes à sucre commerciales

À moins d’un revirement de situation, les propriétaires de cabanes à sucre commerciales du Québec, servant des repas traditionnels, seront contraints d’annuler une fois de plus leur saison des sucres. Sans aide réelle du gouvernement, ou même des municipalités qui les hébergent, certains ne voient pas la lumière au bout du tunnel.

Déjà, en décembre, l’Association des Salles de réception et Érablières du Québec annonçait que le quart des 200 cabanes à sucre commerciales de la province avaient fermé leurs portes, faute de revenus générés par l’agro-tourisme. La situation n’est guère mieux, trois mois plus tard, pour celles qui ont trouvé les moyens de demeurer ouvertes.

«Honnêtement, nous sommes à fleur de peau. Ça ne prendrait pas grand-chose pour me faire pleurer!», lance d’emblée Maryline Gauthier. Avec son conjoint Denis Provençal, elle est propriétaire de la cabane à sucre D’Amours à Sainte-Anne-des-Plaines.

Le couple peine à arrondir ses fins de mois, et même ses débuts de de mois, toutes leurs activités habituelles tels les mariages, réunions familiales et bien sûr la saison des sucres ayant été annulés au cours de la dernière année.

«Ça fait un an que ça dure, ajoute-t-elle, et juste cette semaine, avec les annonces faites par le gouvernement, ce n’est encore que des annulations. On dirait qu’on ne voit pas le bout!»

On accueille, bon an mal an, quelque 15 000 personnes à la Cabane à sucre d’Amours lors de la saison des sucres. Faites le calcul.

Peu d’aide

En août dernier, plus d’une quarantaine de propriétaires de cabanes à sucre et de salles de réception étaient réunis à Montréal pour lancer un appel au secours au gouvernement du Québec. Comme plusieurs de leurs confrères, Maryline Gauthier et Denis Provençal y étaient. Déclarant alors «être au bout du rouleau», ils soulignaient que les conséquences de la crise étaient particulièrement importantes dans leurs secteurs d’activités. Dans ce contexte, la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) leur avait offert son appui et avait demandé qu’une aide soit adoptée pour sauver ces PME durement touchées par la pandémie.

L’aide de Québec est toutefois venue sous forme de prêts difficiles à rembourser.

«On est en train de piger dans nos REER et l’hypothèque de la maison, rage Maryline Gauthier. Je sais que le gouvernement essaie de faire de son mieux, mais à un moment donné, payer des frais fixes lorsqu’il n’y a pas de profits depuis un an, ça devient difficile.»

Frais fixes

Parlons-en de ces fameux frais fixes. Simon Farsa, propriétaire de la Cabane à sucre Farsa, à Saint-Eustache, les estime à 8 000 dollars par mois. Heureusement pour lui et sa famille, le restaurant Farsa, qu’il opère à Sainte-Marthe-sur-le-Lac «va très bien», mais sans ces revenus, il serait pris à la gorge.

«Juste en taxes municipales, nous devons payer 21 000 $ par année. Ajoutez à cela l’électricité, le chauffage, le déneigement, l’hypothèque, etc., ça ne finit plus!»

Les plats pour emporter ou boîtes-repas que comptent offrir autant la Cabane à sucre d’Amours que la Cabane à sucre Farsa pourraient leur permettre de garder la tête hors de l’eau, mais rien n’est sûr.

«Ce marché est très difficile, de conclure Maryline Gauthier. Tout le monde se lance là-dedans et il est difficile de se démarquer, mais on se croise les doigts!».

Pour en apprendre davantage sur les deux cabanes à sucre qui ont participé à ce reportage ou pour commander leurs plats, il suffit de visiter le [farsa.ca] ou le [damours.ca].

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