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Aéroport de Mirabel (son ouverture et sa fermeture): «Une catastrophe humaine inimaginable»— Élie Fallu

Parmi les invités présents lors de l’allocution d’Élie Fallu

Aéroport de Mirabel (son ouverture et sa fermeture): «Une catastrophe humaine inimaginable»— Élie Fallu

L’aéroport de Mirabel (d’abord son ouverture, puis sa fermeture) représente, selon Élie Fallu, «une catastrophe humaine inimaginable». Du même ordre que l’exode des Acadiens, littéralement, compare-t-il.

Conférencier invité par la Chambre de commerce Bois-des-Filion/Lorraine dans le cadre de ses petits déjeuners thématiques, M. Fallu a, d’entrée de jeu, souligné l’importance du mot «ensemble». «Les réalisations ne sont pas tout. Ce qui importe, c’est la façon dont on les fait», a-t-il nuancé.

Toujours aussi en verve, M. Fallu a ensuite tracé les grandes lignes de l’histoire qui a marqué les Basses-Laurentides, une région située à 44 kilomètres du centre-ville de Montréal et qui a vécu son lot d’évènements marquants, à commencer par la création du train et la construction du premier tronçon Montréal–Sainte-Thérèse. «Cette voie ferrée nous a donné notre premier équipement industriel», souligne-t-il.

Après le train, est arrivée l’autoroute, en 1956, et avec elle, tout le mouvement industriel, à commencer par l’implantation de l’usine GM, à Boisbriand, un endroit stratégiquement choisi en raison du grand nombre de voitures qui y circulaient.

Puis, est arrivé l’aéroport de Mirabel, sis sur un terrain aussi vaste que celui de l’île de Montréal, «une immense propriété du gouvernement du Canada, sans considération pour les gens de l’endroit et sans compensation, ou à peine.»

Preuve du manque de considération du gouvernement de l’époque à l’égard des familles, des églises, des villages, des paroisses et de terres agricoles, pointe M. Fallu, l’expropriation de 1969 a d’abord été planifiée à l’aide d’une cartographie datant de 1956, si bien que tout le secteur Sainte-Thérèse-en-haut s’est retrouvé inclus dans le lot. «Ils se sont par la suite rétrogradés», ajoute toutefois M. Fallu.

Reste qu’au départ, l’aéroport de Mirabel constituait, selon M. Fallu, «une décision intelligente, qui a marqué l’histoire de l’aviation mondiale, dans le bon mode et au bon endroit.» Sauf que cet aéroport, implanté au nord des pistes, n’a jamais été celui de Montréal, mais celui d’Ottawa, d’où l’inachèvement de l’autoroute 13, d’où l’inutilisation de la gare, pourtant bien établie sous l’aéroport, avec liaisons ferroviaires et autoroutières, d’où le transfert de toutes les opérations à Toronto, moment-charnière dans la courte vie de cet aéroport, où «tout s’est mis à dérailler», laisse tomber M. Fallu.

Après le malheur, l’espoir

Bien sûr, l’aéroport de Mirabel a par la suite été fermé, comme on le sait. Mais fort heureusement, l’histoire ne s’arrête pas là. Parce que Mirabel marque aussi le premier schéma d’aménagement de la région, qui n’avait jamais auparavant fait partie de la pensée municipale, et la création de la MRC de Thérèse-De Blainville, telle que nous la connaissons aujourd’hui, avec ses sept municipalités, son développement intégré du territoire, ses usines d’épuration d’eau, sa gestion des déchets et son système de transport collectif, notamment.

C’est sans compter la capacité des décideurs à transformer la vocation de l’aérogare de Mirabel, de commerciale à industrielle, permettant ainsi au secteur de l’aéronautique de se développer. «Notre avenir nous appartient. Et il dépend de notre capacité de travailler et encore plus, de notre capacité à travailler ensemble», a-t-il conclu.

Pour connaître le calendrier de la Chambre, visitez son site Web au [www.ccbdfl.com].

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