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Yves Duteil se laisse inviter

Yves Duteil entreprend une tournée québécoise tirée de son plus récent album, sans négliger pour autant ses classiques.

Yves Duteil se laisse inviter

Le 14 avril au Cabaret BMO

L’auteur-compositeur-interprète Yves Duteil s’amène au Québec pour une tournée de 23 spectacles au minimum, avec des passages prévus dans la région en avril, lui qui s’était fait plutôt silencieux, ces derniers temps, et qui revient avec un album lancé en février 2018 sous le titre Respect.

Âgé de 69 ans, Yves Duteil a connu des ennuis de santé, il y a quelques années (on a dû l’opérer à cœur ouvert), ce qui avait quelque peu endormi ce désir de créer qui l’avait toujours animé. «J’ai été absent de tout, sauf de moi-même. Ce genre d’épreuve nous fait voir l’essentiel et, pour moi, ça signifie que je suis un artiste avant tout» , de dire celui qui a fait un détour par la politique (il a été maire de Précy-sur-Marne, de 1989 à 2014) avant de revenir à ce qui le définit le mieux: la chanson.

Le refus de baisser les bras

Et cet album en fait foi, avec douze titres regroupés sous le vocable Respect et qui participent à un message d’espoir, au moment où l’humanité s’obstine à écrire l’un des chapitres les plus sombres de son histoire. Plus que jamais, les rapports entre les peuples sont complexes, l’économie va mal, le choc des cultures et des religions fait grand fracas, autant de soucis auxquels s’ajoutent les bouleversements climatiques.

«Comme tout le monde, je regarde ce qui se passe et je suis perplexe. Le monde est dans une sorte de mutation et rien ne va dans le sens d’un progrès ou d’un apaisement. On ne peut pas parler de crise, parce que ça signifierait qu’elle puisse avoir une fin et que les choses reviennent à la normale. Je pense plutôt que rien ne redeviendra comme avant. Malgré tout ça, on n’a pas d’autre choix que de s’en sortir» , reprend Yves Duteil dont le refus de baisser les bras se manifeste dans l’exercice créateur.

«Chacun doit le faire à sa manière, à sa mesure. Chacun dans son domaine. Et le mien, c’est d’essayer d’insuffler de l’espérance» , soumet celui qui pense (et qui le chante) qu’on n’est jamais à l’abri du meilleur et que c’est de l’urgence la plus extrême que naît souvent la solution. «C’est pour ça qu’on s’est tous retrouvés dans la rue, le 11 janvier 2015. C’était une manière de montrer qu’on se tiendrait debout et qu’on n’abandonnerait pas, qu’on s’engageait à être des résistants, à nous armer d’amour» , dit-il en référence aux manifestations qui ont notamment suivi l’attentat à Charlie Hebdo.

Il y a donc ce genre de matière, dans le dernier opus d’Yves Duteil, mais on y glane aussi des moments de douce nostalgie, de l’attachement pour la famille, une ou deux déclarations d’amour, tout comme la certitude que les petits gestes peuvent aussi contribuer à l’équilibre de toute chose.

Parler au cœur

Dans la rythmique comme dans la manière de livrer les phrases, on reconnaît tout à fait le style Duteil, sans jamais avoir l’impression, cependant, d’avoir affaire à quelqu’un qui travaille à nous séduire par des tournures élégantes. Yves Duteil, au contraire, cherche encore, comme il l’a toujours fait, à nous dire quelque chose.

«J’ai appris à écrire des chansons. Je sais comment le faire. Mais l’important, pour moi, c’est toujours de savoir pourquoi je le fais, pourquoi j’ai envie de le faire. En même temps, si je veux que le contenu porte ses fruits, il faut que la chanson soit belle. Mais la poésie ne suffit pas. C’est pour ça que je dois toujours chercher le mot juste plutôt que le mot joli» , exprime celui qui travaille à la fois comme un artiste et un artisan qui manipule, dans ce cas précis, une matière aussi intangible qu’une idée, un sentiment, une émotion. «Ce qui est extraordinaire, c’est quand on arrive à parler au cœur avec ça» , dit-il en proposant sa propre définition de ce qu’est une bonne chanson.

Et des chansons qui parlent au cœur, il en a beaucoup, Yves Duteil, qui viendra vous les offrir en bouquet, tout au long de cette tournée québécoise dont la matière première est contenue dans son dernier album, sans oublier, bien sûr, ces classiques que constituent La langue de chez nous et Prendre un enfant.

Pour ce, l’artiste prendra quelque distance avec les arrangements somptueux de son album pour y aller de versions davantage acoustiques. Lui-même jouera de la guitare et du piano, en compagnie d’un violoncelliste, d’un percussionniste et d’un contrebassiste. «C’est le public qui m’invite, dit-il. C’est lui qui a souhaité que je vienne et qui l’a fait savoir aux organisateurs. Alors, j’accepte l’invitation et je lui souhaite aussi la bienvenue.»

Yves Duteil montera sur la scène du Cabaret BMO Sainte-Thérèse, le dimanche 14 avril à 15 h. Information et billetterie: [http://odyscene.com].

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