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Vic Verdier remporte le prix Jacques-Brossard 2015

Simon-Pierre Pouliot

Vic Verdier remporte le prix Jacques-Brossard 2015

L’auteur Simon-Pierre Pouliot de Lorraine, qui signe ses romans sous le pseudonyme de Vic Verdier, a été récompensé, le 8 mai dernier. Pour son roman L’Empire bleu sang, publié en 2014 chez Joey Cornu Éditeur, la Corporation Passeport pour l’imaginaire lui a décerné le Prix Jacques-Brossard de la science-fiction et du fantastique.

Remis chaque année depuis 1984 à l’auteur d’une oeuvre imaginaire «remarquable» après analyse approfondie, par un jury, de quelque 70 productions littéraires, ce prix prestigieux est accompagné d’une bourse de 3 000 $. Vic Verdier était évidemment heureux de devancer au fil d’arrivée des auteurs aussi réputés qu’Élizabeth Vonarburg pour Hôtel Olympia et Biz pour Mort-Terrain, tous deux finalistes à ses côtés.

«Ce fut une grosse surprise pour moi», a mentionné d’emblée l’auteur qui ne s’attendait pas à ce que son travail soit reconnu par une organisation «aussi sérieuse» que la Corporation Passeport pour l’imaginaire, surtout que L’Empire bleu sang, comme il le qualifie, est «un roman casse-gueule de rétro-fiction qui traite de religion, de manipulation génétique, de politique et de souveraineté.»

«Je suis très content que des gens si différents de moi aient reconnu qu’il existe une réelle valeur littéraire à ce que je fais», a ajouté Vic Verdier pour qui il s’agissait d’un 4e roman. Son 5e bouquin, Cochons rôtis, un roman policier, est disponible en librairie depuis le 21 mai.

«J’écris comme je lis, a-t-il poursuivi. J’ai des goûts littéraires éclatés, j’écris donc de façon éclatée. Dans L’Empire bleu sang, on est dans l’action tout le temps. Si ça saigne, ça saigne. Si ça baise, ça baise.»

Le roman met en scène plusieurs personnages qui imaginent ce à quoi ressemblerait la Ville de Québec au XXe siècle si Jacques Cartier avait trouvé des diamants dans le Cap-Diamant plutôt que de la roche sans valeur.

D’abord passionné de lecture

C’est d’abord une véritable passion pour la lecture qui a mené Simon-Pierre Pouliot à l’écriture. Dès son jeune âge, il se rappelle avoir dû subir les insultes de ses camarades de classe parce qu’il passait son temps à lire, et ce, même à l’heure de la récréation.

«Je lisais du Alexandre Dumas en 4e année, s’est-il remémoré. Je pouvais avaler des volumes et des volumes de cet auteur sans jamais me lasser. Lire, pour moi, était une découverte.»

Vic Verdier a débuté l’écriture de son premier roman, L’appartement du clown, paru en 2010, après qu’il eut soumis un bout de cette histoire à Jean Barbe, lui-même auteur et animateur, dans le cadre de l’une de ses émissions diffusées à Radio-Canada.

«Mon histoire avait alors été acceptée et c’est cela qui m’avait donné le souffle nécessaire pour poursuivre l’écriture du roman jusqu’au bout», de dire Simon-Pierre Pouliot qui a par la suite écrit Le Moderne cabaret et L’imprimeur doit mourir.

Bien qu’il soit conscient que peu d’auteurs québécois ont ce privilège, l’auteur avoue que, d’ici une dizaine d’années, il aimerait pouvoir vivre de sa plume et voir ses romans être traduits en plusieurs langues.

«De par ma façon d’écrire en scénettes, a-t-il conclu, on me dit que mes romans ont un potentiel cinématographique. Il est certain que de voir l’une de mes histoires transposées sur grand écran serait un rêve pour moi.»

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