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Une œuvre de Gilles Vigneault: la Grand-Messe à l’église Saint-Placide

Gilles Vigneault à l’intérieur de l’église Saint-Placide dans laquelle sa Grand-Messe sera présentée les 6 et 7 octobre prochain.

Une œuvre de Gilles Vigneault: la Grand-Messe à l’église Saint-Placide

L'église Saint-Placide sera l'hôte d’un concert exceptionnel les 6 et 7 octobre prochain alors que le plus célèbre citoyen de la municipalité, Gilles Vigneault, y présentera sa Grand-Messe.

Créée à l’occasion du 400e anniversaire de la ville de Québec, la Grand-Messe a été écrite et composée par M. Vigneault et son musicien, Bruno Fecteau, son grand complice durant 15 ans, décédé en 2010.

Organisé par la Société arts et culture de Saint-Placide, le concert sera exécuté par la Société philharmonique du Nouveau Monde des Laurentides sous la direction du maestro Michel Brousseau. M. Vigneault, faut-il le préciser, ne chantera pas à cette occasion.

Alors que la Grand-Messe avait été présentée pour grand orchestre, en 2008, celle offerte à l’église Saint-Placide sera plutôt une version paroissiale pour chorale et orgue, plus intimiste.

En première partie, les choristes et solistes présenteront des chansons connues choisies du grand poète dans des arrangements pour chant choral.

C’est au cours de la deuxième partie que les spectateurs pourront entendre le concert original de M. Vigneault, alors qu’une centaine de choristes et quatre solistes seront soutenus par l’organiste Jean Willy Kunz.

En entrevue, mercredi dernier, Gilles Vigneault a raconté avoir toujours voulu écrire une grand-messe lui rappelant sa jeunesse à Natashquan.

Dans le recueillement qu’il a trouvé au sanctuaire Notre-Dame-du-Cap, il a réalisé son rêve d’écrire une musique consacrée à la célébration dominicale.

«Je voulais donner aux Québécois la possibilité d’assister à une messe écrite par l’un des leurs», dit le poète, en ajoutant que seuls deux Québécois s’y étaient commis avant lui.

Celui-ci ne peut s’empêcher de rappeler que la messe, en tant que rituel hebdomadaire, était aussi un événement de célébration. «C’était le moment de s’endimancher. C’était la sortie au théâtre», se souvient Gilles Vigneault, pour lequel «tout spectacle est une célébration».

Pour lui, ce lieu n’est pas banal. C’est d’ailleurs là qu’il a fait son éducation musicale, comme il l’avait dit un jour à des journalistes français qui le questionnaient sur son parcours artistique.

La messe était un moment particulier où l’on pouvait être dans le silence tout en étant en groupe, dit-il. «Se recueillir, c’est aller chercher un peu plus qui l’on est», précise-t-il pour en signifier l’importance.

Dans sa démarche, l’artiste dit avoir aussi tenté de traduire une vraie messe du latin au français, en se référant à ses connaissances en la matière. Sans toutefois toucher au Credo, une prière intouchable, selon lui. «C’est la seule prière que je considère devant être laissée à la discrétion de celui qui parle. Le Credo est une affirmation de soi, après tout.»

«Je ne pas fait cette messe pour critiquer l’Église, explique le poète. C’est un acte aussi religieux que musical.»

Il considère d’ailleurs que tout acte artistique est proche d’un acte religieux puisqu’on y prend la parole. «Par la parole, on veut dire, on veut communiquer», précise-t-il.

Il y aura deux spectacles: le 6 octobre, à 20 h, et le 7 octobre, à 14 h. Les billets sont en vente au coût de 40 $ à la billetterie du Festival orgue et couleurs (514-899-0644, poste 202) ou à la porte de l’église s’il en reste. Pour information: 450-258-2211 ou [www.artsetculturestplacide.com].

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