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Le pianiste Richard Abel propose deux nouveaux albums et un spectacle virtuel. (Photo Claude Desjardins)

Richard Abel: un spectacle virtuel et deux albums… de berceuses!

Rassurez-vous, ces deux réalités n’habiteront pas le même instant, mais vous auriez intérêt à tendre le cœur et l’oreille à l’une et l’autre, pour ne rien manquer de la carrière du pianiste et compositeur Richard Abel, qui a profité de la pandémie pour faire bien des choses, notamment ajouter deux albums à son corpus.

Intitulés Dors bien mon ange et Sur les ailes du rêve, ces deux objets s’ajoutent aux vingt albums originaux existants (il a en a vendu plus d’un million jusqu’ici), en plus des compilations, des DVD, des dizaines de spectacles, ici comme à l’étranger, une pièce (Kiss the rain) qui a été entendue 24 millions de fois sur Spotify, le tout jalonnant un parcours qui lui a permis de récolter cinq trophées Félix en 40 ans de carrière. En fait de bilan, on a vu pire.

Spectacle virtuel

«J’ai encore cette capacité de m’émerveiller et d’apprécier ce qui m’arrive», de dire l’artiste qui se dit toujours passionné par son métier et qui a bien hâte de retrouver son public, d’en recueillir les applaudissements, cette nourriture indispensable, ce puissant stimulant que toutes les façons de se «réinventer», aussi ingénieuses soient-elle, ne sauraient remplacer. Il l’a d’ailleurs appris à la dure, ce jour où il avait donné un concert privé pour le prince Philip et que, protocole oblige, il était interdit d’applaudir personne d’autre que le Duc D’Édimbourg lui-même. «C’était cruel», évoque-t-il.

Mais l’envie de performer sur une scène demeure intacte, tant et si bien qu’il a fini par accepter de reprendre son spectacle tiré de l’album Autour du monde en musique et en chansons, qu’il présentera virtuellement, les 1er, 2 et 3 mai, via la plateforme Live dans ton salon. Fidèle à son habitude, Richard Abel s’entourera d’une bonne dizaine de musiciens qui feront avec lui ce voyage virtuel dans différentes régions de la planète. «Je ne suis pas le genre de pianiste qui arrive seul sur la scène. Ce n’est pas ma couleur. Ce n’est pas moi», dit-il. Pour le reste, il tentera d’entendre les applaudissements dans sa tête.

Des berceuses…

Comme s’il voulait contredire tout ce qui précède, Richard Abel a lancé, en décembre dernier, ces deux albums de berceuses pour bébé dont nous vous parlions plus haut. La suggestion lui est venue de son ami et docteur en biologie, Éric Simard, dont le jeune fils, qui est maintenant âgé de huit ans, a pris l’habitude depuis longtemps de s’endormir en écoutant les albums du pianiste thérésien.

On le lui a confirmé, la chose donne les résultats escomptés avec les enfants, mais puisque le public de Richard Abel est largement constitué de personnes âgées, c’est dans cette tranche de la population qu’on a enregistré le plus de ventes. Ça n’est guère étonnant puisque les berceuses, dont la finalité est de nous conduire au sommeil, n’y arriveraient pas sans d’abord nous apaiser.

 «Les personnes âgées souffrent d’anxiété, à cause de cette maudite pandémie. Elles me disent que cette musique les aide à se calmer», résume Richard Abel qui, depuis quelque temps, fait la promotion de cette idée que la musique (au-delà de la dimension poétique de la chose) a des effets concrets et mesurables sur la santé.

La chose a d’ailleurs donné lieu à cette série d’émissions produites par Télémag et webdiffusées sous le titre Vivre jeune en musique et en santé. Richard Abel y accueille chaque fois le Dr Éric Simard, avec qui il discute de différents sujets liés au vieillissement, leurs échanges prévoyant naturellement des intermèdes musicaux.

Pour Richard Abel, qui se destinait à la médecine avant que la musique ne l’emporte, il y a là une belle occasion de jumeler les deux. «J’ai découvert, à travers mes lectures, que le père de la médecine moderne, Hippocrate, jouait de la musique à ses patients atteints de troubles mentaux. Des cardiologues suggèrent maintenant à leurs patients, en plus de la médication, d’écouter de la musique. Ça régularise la pression», énumère Richard Abel, qui demeure intarissable à ce sujet, lui qui a vu un jour la magie opérer, dans un centre de ressources Alzheimer, la Maison Carpe Diem. «Je me suis mis à jouer des pièces qui avaient bercé leur enfance. J’ai vu des yeux s’écarquiller, des têtes se relever, des réactions chez des gens qui n’en avaient plus», s’émeut-il encore.

En balado

Pour entendre l’intégrale de cette entrevue, écoutez le balado rattaché à cet article. Pour acheter votre billet pour le spectacle virtuel ou encore pour vous procurer les deux derniers albums, rendez-vous sur le site [richardabel.ca].

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