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Un mot: enchantés

(Photo Yves Déry)

Un mot: enchantés

David Usher

Une foule nombreuse et fébrile, tous âges confondus, attendait David Usher samedi dernier, au Théâtre Lionel-Groulx, pour le dernier concert de sa tournée acoustique.

La voix particulière et nuancée du chanteur, alliée à sa présence drôlement sympathique, a fait de cette glaciale soirée d’hiver un moment de pur bonheur, aux ambiances paradoxalement magique, éthérée et familière, conviviale.

Guitare et piano accompagnent habilement David Usher sur scène, les musiciens se faisant tour à tour complices ou têtes de Turc du chanteur qui s’amuse à s’adresser à ces deux anglophones dans la langue de Molière. D’ailleurs, Usher tient parole et s’adresse au public presque exclusivement en français avec un accent des plus charmants, effort grandement apprécié par tous qui l’encouragent et l’appuient avec plaisir lorsqu’il bute sur les mots ou la syntaxe.

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Entre les pièces, le chanteur se fait accessible, prenant le temps de plaisanter avec ses fans, créant ainsi une ambiance chaleureuse et détendue. Proche de son public, il s’aventure même au parterre durant My Way Out, souriant aux uns, échangeant des regards avec les autres ou encore s’agenouillant auprès d’une spectatrice enceinte pour offrir la chanson au bébé. Moment superbe, on se sent inclus, privilégié d’en faire partie.

Accueilli avec force cris et applaudissements dès son entrée en scène, David Usher nous salue d’un «Bonsoir!» avant d’enchaîner Faithless et Brilliant pour une introduction qui nous transporte déjà. De la mélodie sombre et enveloppante de When it Hurts, où sa voix forte emplit l’espace, à l’entraînante Jesus was my Girl, plus lumineuse avec sa section de trompette et la voix du chanteur qui se fait plus rauque, en passant par l’intense The Music, que David Usher nous offre de sa voix éthérée et les yeux fermés, chaque pièce nous enchante, nous emporte dans des univers musicaux variés. Juste avant de conclure la première moitié du concert avec la fantomatique Forest Fire, l’artiste offre un petit cadeau à son public nostalgique en dépoussiérant le succès Silver, popularisé dans les années 1990, alors que Usher était à la barre du groupe Moist.

Au retour de l’entracte, il attaque Life of Bees sans préambule, pour une belle entrée en matière, sombre et douce. L’urgence percussive de Time of Our Lives, l’atmosphère onirique, étoilée, de Alone in the Universe alliée à l’impact dramatique de So We Run, s’opposant à un saxophone entraînant et à l’émotion bien rendue de Je repars, la seconde partie de la soirée s’avère aussi bien construite que la première.

Après la douloureusement belle et mystérieuse Black Black Heart, David Usher enchante son public d’une autre manière, interprétant Tous ces petits gestes, adaptation par son amie Geneviève Borne de la pièce Everyday Things. Le débit est rapide et les mots, nombreux, mais celui dont la langue maternelle est l’anglais relève le défi avec brio, s’attirant les encouragements et bravos nourris d’un auditoire conquis depuis les premières notes du spectacle.

C’est un autre morceau de Moist, Push, qui clôt le concert, mais l’ovation debout est spontanée, et le rappel, imminent. Celui-ci se fait d’abord en douceur avec St. Lawrence River, puis inspirant avec Devil by my Side, mais il s’achève sur une Hey Kids aux allures de comédie musicale. Et c’est le sourire aux lèvres et la tête un peu dans les nuages que l’on sort du théâtre, enchanté, ce qui semble le mot d’ordre de la soirée.

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