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Un Guinéen sous la grêle

(Photo Michel Chartrand)

Un Guinéen sous la grêle

Les Beaux lundis d’été, à Boisbriand

L’après-midi même il grêlait, et le soir venu, le Guinéen annoncé en titre, il s’appelle Alpha Thiam, venait jouer de la musique devant une foule emmitouflée, avec les mains enfoncées dans les poches et le collet relevé. C’était dans le parc Claude-Jasmin, à Boisbriand, dans le cadre des Beaux lundis d’été, et pourtant bien le 13 juillet… le surlendemain d’une tornade.

Qu’à cela ne tienne, l’Africain nous confiait son affection pour l’hiver et la musique a fait le reste. Peut-être le guitariste comprend-il mieux maintenant pourquoi le Québécois moyen bouge moins dans les fêtes que le plus empoté des Sénégalais.

Nous ne saurions commenter sa poésie en langue peule, mandingue et soussou, mais le guitariste développe des motifs que ses acolytes reprennent de fort belle façon, une manière de mélopée qui fascine par sa rythmique avec des lignes mélodiques étonnantes au koras, un instrument à cordes pincées et au son très typé, jouée par Nathalie Cora, alors que Moïse Yamo Matey donne le rythme de façon très inspirée aux percussions et que Cédric Dind-Lavoie meuble les prestations d’envolées très agiles à la basse.

La force de la musique africaine réside dans cette façon de jouer à la limite du mantra, à force de répéter le même motif et de se l’échanger d’un instrument à l’autre pour subjuguer l’auditeur, pour qui plus rien d’autre n’existe après trois minutes de prière rythmée. Et ça marchait au point d’oublier avoir froid.

Un très bon spectacle, donc, de l’auteur-compositeur et interprète qui s’exprime en français et dont la musique a de toute évidence beaucoup plu à la foule.

Il n’y manquait certes que quelques degrés pour rejoindre la moyenne saisonnière et voir les enfants se lancer dans le bal en s’éclatant comme du pop-corn autour de la scène gonflée de leur présence, mais ils étaient restés à la maison.

Maître corbeau et Chat Pristi

Mais lundi prochain il faudrait bien qu’ils y soient, parce que c’est tout spécialement pour les 6 à 12 ans que la Ville présentera Maître corbeau et Chat Pristi.

C’est une histoire entre deux chats et un livre magique et, bien évidemment, un corbeau, tout ça à propos de l’amitié malgré les différences de caractère. La pièce de théâtre de soixante minutes débute à 19 h 30 et c’est à l’arrière de l’église sise au 305, chemin Grande-Côte, et possiblement à la Maison du citoyen du 955, Grande-Allée, en cas de pluie.

Au moment d’écrire ces lignes, Mme Blouin nous annonce avec tristesse que cette grisaille devrait perdurer jusqu’au Beau lundi du 20 juillet; alors, apportez votre chaise et, on ne sait jamais, peut-être bien une petite laine, auquel cas il y a du bon café pas cher et ça encourage la Maison des jeunes. Pour le reste, c’est bien évidemment gratuit.

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