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Pierre Leclerc pilote le Projet Oratoire, pour le compte de la SHGMI. (Photo Claude Desjardins)

Depuis 2012, la chapelle-oratoire Charles-Joseph Ducharme, aussi appelée oratoire Saint-Joseph, jouit du statut d’immeuble patrimonial classé. (Photo Claude Desjardins )

Un document, huit orientations, 32 recommandations

Mise en valeur de l’oratoire Saint-Joseph

La Société d’histoire et de généalogie des Mille-Îles SHGMI) et son chargé de projet Pierre Leclerc poursuivent les efforts investis au début de l’année 2018 pour la sauvegarde et la mise en valeur de la chapelle-oratoire Charles-Joseph Ducharme (aussi appelée oratoire Saint-Joseph).

Depuis 2012, et au même titre que l’aile Ducharme du Collège Lionel-Groulx, autrefois séminaire de Sainte-Thérèse, cette petit construction octogonale d’inspiration néogothique, datant de 1886 et située en façade de l’institution thérésienne, du côté de la rue Saint-Louis, jouit du statut d’immeuble patrimonial classé… tout en se trouvant dans un piteux état.

Des pistes de réflexion

Le dossier refait ponctuellement surface puisque, à la faveur d’une subvention de 15 000 $ de la Ville de Sainte-Thérèse, répartie sur trois ans, Pierre Leclerc a pu mener à terme le Projet Oratoire, en préparant d’abord une conférence de 90 minutes sur le sujet, obtenu la participation de la Télévision des Basses-Laurentides pour la réalisation d’un documentaire de 26 minutes et enfin, en commandant la production d’un document de réflexion, mandat rempli par la firme Patri-Arch, un bureau de consultants en patrimoine et architecture, qui a pignon sur rue à Québec.

Sous la signature de Martin Dubois, ce document de 50 pages, déposé en juillet dernier, rappelle l’état lamentable du monument, tout en insistant sur son caractère unique, recommande évidemment sa restauration (le Collège Lionel-Groulx, qui en est le propriétaire, attend l’entrée de subventions en ce sens) et va plus loin en proposant diverses pistes d’actions pour sa mise en valeur.

Ainsi, Patri-Arch émet 32 recommandations quant à des actions qui peuvent être accomplies à court, moyen et long terme. Sans les chiffrer, elle établit une échelle qui donne une idée quant à l’importance des investissements à prévoir. Sans surprise, c’est la restauration elle-même qui coûtera le plus cher.

Ces recommandations se trouvent alors regroupées sous huit grandes orientations qui se déclinent ainsi : restaurer le monument principal avec soin; offrir un nouvel élan laïc à la chapelle-oratoire; s’assurer que la chapelle ne tombe pas dans l’oubli; faire valoir et diffuser l’intérêt patrimonial du monument; mettre les nouvelles technologies au profit de ce joyau patrimonial; intégrer la chapelle aux activités et aux enseignements du Collège; saisir les opportunités pour mettre de l’avant ce monument d’exception; favoriser l’appropriation du monument par la communauté thérésienne.

Un chantier culturel

Les 32 recommandations font d’ailleurs l’objet d’un article publié par Pierre Leclerc dans le dernier numéro (celui de septembre) du Bulletin de la SHGMI. Celui-ci les aime toutes, bien entendu, mais il avoue son penchant pour la deuxième, celle qui propose de donner un nouvel élan laïc au monument, notamment par la création d’un panthéon des personnalités thérésiennes. Ça et l’apport des nouvelles technologies, de même que l’intégration de la chapelle aux enseignements du Collège.

«Patri-Arch a produit un document qui dépasse nos espérances», a d’abord commenté Pierre Leclerc, qui voit dans les 32 recommandations de la firme la confirmation que ce monument comporte un véritable potentiel de développement culturel. «Il faudra voir comment les acteurs du milieu qui sont interpelés dans le document le recevront», poursuit-il, en faisant allusion au ministère de la Culture et des Communications, au Collège Lionel-Groulx et à la Ville de Sainte-Thérèse.

Pierre Leclerc mentionne par ailleurs que la réflexion de Patri-Arch cadre parfaitement dans le réseau des Espaces bleus, un projet gouvernemental voué à la promotion et la transmission de notre héritage culturel et patrimonial. «On espère que les discussions entre le Collège et le MCC aboutiront», commente Pierre Leclerc, pour qui l’avancement du dossier repose aussi sur cet élément-clé : la concertation, qui passerait par la création d’un comité de mise en œuvre. «J’ose espérer que les acteurs du milieu vont voir ce que Patri-Arch nous montre. J’estime qu’il s’agirait de l’un des plus beaux chantiers culturels des prochaines années, à Sainte-Thérèse», répond-il quand on lui demande de donner la juste mesure de son optimisme quant à l’issue de ce dossier.

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