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Un Charlebois nouveau

Photo Hugo Vincent

Un Charlebois nouveau

Vous avez sans doute entendu la chanson J’aime ses défauts qui donne à entendre des pièces comme les composait et les chantait son illustre père, à l’époque de J’t'aime comme un fou, la seconde de Robert Charlebois qui ne fut d’ailleurs jamais à la hauteur de l’Osstidshow.

Il faut dire qu’en ce qui concerne le fait de chausser de grands souliers, Jérôme Charlebois doit marcher avec des pointures de géant dès ses premiers pas, ce qui n’est pas aisé.

Le fils Charlebois se présentait donc avec ses concoctions de Jérômanimé, jeudi dernier, au parc Blainville, avec sa guitare et ses potes musiciens (il est Français par sa mère), afin d’égayer le tout Blainville, ce qui fut tout à fait réussi.

Parce qu’il a tout de même du Charlebois dans le nez avec son naturel débonnaire et l’humour du paternel s’entend aussi dans la manière de fiston.

Mais Jérôme réussira-t-il à se démarquer de Robert? La réponse est non. Il faudra le considérer en succession, c’est-à-dire une pomme tombée trop près de l’arbre et, étonnamment, une naissance exposée à une trop vive lumière qui devient ombrage.

Ce que fait Jérôme Charlebois est très bon, sa présence est bien assumée, la voix n’est pas puissante, mais quand même juste et la diction agréable pour passer de bons textes. Mais c’est quand même pas Fu man chu ni Lindberg. Quoique dans l’insipidité actuelle, il demeure l’un des plus intéressants à écouter.

On prend donc plaisir à Moi j’te dessine avec mes mots, même si la trame musicale est un peu banale, ou encore Jéromityville qui nous amène quelque peu ailleurs musicalement.

Avec le père, c’est l’interprète qui brillait sur les paroles de Réjean Ducharme, Marcel Sabourin et Mouffe. Même Pierre Bourgault y allait d’un p’tit joint entre deux choses à faire, tandis que le fils s’avère plus fort en écriture, mais aucunement la bête de scène que fut son géniteur.

Parlons-nous trop du père pour faire connaître le fils et lui portons-nous ombrage ce faisant? La question serait aussi: parlerions-nous de Jérômanimé si ce n’était le cas?

Parce que nombre d’auteurs-compositeurs et interprètes sont tout aussi forts, ne pensons qu’à Mathieu Mathieu, sans pour autant avoir droit aux grands diffuseurs.

En fait, résumons en disant que c’est de toute manière tant mieux qu’on en parle, parce que les Blainvillois ont beaucoup apprécié ce dernier spectacle des Jeudis Shows.

Les Baronettes, le 4 août.

Les happy days, au Québec, sont arrivées dans les années 1960 avec Jeunesse d’aujourd’hui et les groupes qui faisaient danser le Yaya, le Hoopi loop, le ska et autres kangourous.

Le super groupe de cette époque yéyé était Les Baronets, voilà donc pourquoi les trois filles, nommément Marjorie Audet, Julie Cantin-Béliveau et Olyvia Labbé, ont féminisé l’appellation pour nommer leur spectacle à saveur rétro.

C’est au parc Marc-Aurèle-Fortin que les blainvillois sont invités à ce spectacle léger et festif sous le chapiteau, une sorte de théâtre musical très coloré qui plaira assurément à toute la famille, même les tout p’tits.

On rejoint le parc municipal par la rue Maurice-Cullen, via la 104e Avenue Est sur le boulevard Labelle. Le spectacle d’un peu plus d’une heure débute dès 19 h 30 et c’est bien évidemment gratuit.

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