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Théâtre: Laurier Station…

Véronique Côté, dans une scène de Laurier Station, 1000 répliques pour dire je t’aime.

Théâtre: Laurier Station…

Le titre tout au long donnerait Laurier Station, 1000 répliques pour dire je t’aime et, dans toute sa longueur, la pièce fouille dans les bibittes de la descendance familiale, versant féminin, avec un humour grinçant.

La mise en scène de Jean-Sébastien Ouellette permet de confondre des lieux et de bien préparer la venue de Martin au milieu de trois femmes et une fille qui s’échangent des répliques assassines, sur des souvenirs qui ressurgissent.

Deux sœurs se retrouvent coincées dans un motel, alors qu’elles allaient à Toronto chercher leur héritage : une courtepointe qui rappellera des souvenirs contradictoires, mais complémentaires à propos de la mère de ces deux femmes aux caractères opposés.

La tenancière du motel et sa fille exacerberont cette dualité amour/haine autour d’une question d’avortement qui prépare une fin dramatique à cette pièce troublante.

Il faut dire que le produit était annoncé, quand on se nomme La Compagnie Dramatique du Québec, et il fallait bien s’attendre à ce que les traits d’humour du début ne puissent que mieux nous faire tomber de haut dans le drame.

La plongée est assez vertigineuse et le jeu énergique des comédiennes, notamment Joëlle Bond en tenancière au caractère dur, lui fait effectivement faire mille pirouettes avant de finalement restaurer l’image de la relation mère/fille.

Le texte d’Isabelle Hubert s’est mérité le prix Coup de cœur au Festival de Théâtre de l’Assomption et l’intention de la compagnie de tenir un discours bien ancré dans le présent, en prétendant à l’audace, le sérieux et le drôle est solidement remplie.

À l’endos du programme on lit «Merci à tous les spectateurs de la lecture publique (…) Un moment magique!». Or, on ne doute pas qu’une lecture de ce texte aux 1 000 répliques soit fort intéressante, puisque le jeu physique est minimaliste et tout se passe dans ces échanges très verbeux entre les trois femmes.

Quoique la petite Cassidy est une adolescente plutôt taciturne et renfermée, une belle composition de Krystel Descary qui se perdrait dans une simple lecture.

L’héritage d’une courtepointe faite de morceaux de vies divisées et la maternité à refaire et repenser laissent le spectateur dans un autre état que celui de l’humour du début, mais la compagnie veut aussi nous montrer du beau et de l’émouvant. C’est ce qui compose la scène de sortie.

Des souris et des hommes, le 22 novembre

Les Beaux Dimanches en avaient fait un téléfilm et, le lendemain, dans la cour de l’école Saint-Gabriel, tous les ados disaient «Geeeeooorge, y sont où les ti-lapins… Geeeeooorge! Veux aller voir les ti-lapins».

Eh bien Georges et Lennie revivront leur incessante cavale sur les planches du Théâtre Lionel-Groulx le 22 novembre, alors que Robert Brouillette et Paul Dion reprendront les deux célèbres itinérants en quête d’un rêve de devenir fermiers.

Pierre Gendron, Adrien Lacroix, Joëlle Morin, Pierre Rivard, André Richard, Denis Roy et Richard Robitaille complètent la galerie de personnages de John Steinbeck servie par Les Production La Comédie Humaine, dansune mise en scène de Michèle Deslauriers.

Billetterie du Théâtre Lionel-Groulx : 450 434-4006/billetterie@odyscene.com.

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