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Soirée coquine

(Photo Pierre Latour)

Soirée coquine

Humour

Nouvelle soirée Mort de rire, devant une salle à moitié pleine (ou à moitié vide, c’est selon) d’un public constitué cette fois d’une grande majorité de néophytes. «En chemin vers de belles découvertes», pour reprendre les mots du maître de cérémonie, René Forget, les spectateurs semblent, malgré leur petit nombre, d’une belle humeur, attendant avec impatience de se dilater la rate avec les performances de Dany Drouin, Mike Beaudoin et de la tête d’affiche, Mathieu Cyr.

René Forget génère déjà les rires avec sa seule apparition. Affaibli par un vilain rhume, il nous livre, après des «jokes de grippe» tout à fait d’actualité, un numéro qu’il a composé comme une suite au célèbre monologue d’Yvon Deschamps, Les unions, qu’ossa donne? Si les réflexions ironiques que Forget tire de la comparaison entre cette époque et la nôtre font plus sourire que rire, le contenu est évocateur et donne à réfléchir.

Il cède ensuite le micro à Dany Drouin, qui établit rapidement un bon contact avec le public avec son rire facile et son sens de l’autodérision. Bon conteur, il raconte avec force détails des anecdotes personnelles aux chutes inattendues, culminant avec un numéro des plus créatifs. L’après-sexe, présenté à la manière d’une entrevue d’après-match de hockey, serviette et bouteille d’eau à l’appui, regorge en effet de métaphores et de trouvailles d’expressions tirées du sport pour décrire la performance sexuelle de l’humoriste, dans un numéro rigolo et bien traité.

Puis, c’est au tour de Mike Beaudoin de prendre le relais. Charismatique et décontracté, il considère «qu’il y a beaucoup trop de monde con dans la vie», ce qu’il s’empresse d’illustrer avec des expériences personnelles hautes en couleur. Très l’aise sur scène, il donne l’impression de faire la conversation plutôt que d’être en représentation. Avec son franc-parler, Beaudoin nous confie ses impressions sur la grossesse de sa conjointe et la perspective d’être bientôt père, se permettant au passage deux gags d’enfants morts qui réussissent étonnamment bien!

Après l’entracte, on réitère l’exercice d’improvisation à l’aide de mots suggérés par le public, ce qui avait remporté un franc succès lors de la dernière soirée. Mais si les invités se prêtent moins facilement au jeu, on s’amuse quand même des gags boiteux et des erreurs sur les définitions des mots…

C’est sur le rythme de Black Betty que Mathieu Cyr fait son entrée en scène. Plein d’une énergie débridée, il nous présente ses réflexions surprenantes sur la vie et le rôle ingrat des hommes dans les publicités, les aléas du métier d’humoriste, la responsabilité des médias ou encore les moyens de communication modernes et la sexualité.

Les sens de l’observation et de l’absurde extrêmement aiguisés, Mathieu Cyr offre un feu roulant de gags et de constats, établissant des parallèles inattendus, tirant des conclusions parfois déroutantes, mais générant presque immanquablement les rires.

Empoignant sa guitare, il propose sa Chanson des constatations, se prend pour Vincent Vallières le temps d’un morceau, remet ça avec son interprétation hilarante et inouïe de L’aigle noir, à la manière de Norman L’amour, et réussit même à faire chanter la foule avec la très personnelle Stuck my schnoll in the zipper!

C’est avec un rafraîchissant numéro de marionnette que l’humoriste termine son passage sur scène, manipulant Joe le Chameau avec habileté, au terme d’une soirée aux accents souvent coquins, mais où la vulgarité ne l’a pas emporté.

Soyez au rendez-vous, le jeudi 10 décembre prochain, alors qu’Alexandre Barrette sera de passage à l’Église Sacré-Cœur, précédé sur scène de Pascal Morissette et d’Émilie Ouellette pour la dernière soirée Mort de rire de la saison.

Billetterie du Théâtre Lionel-Groulx: 450-434-4006 ou www.theatrelg.com. Réseau Admission (frais de service additionnels): 514-790-1245 ou 1 800 361-4595 ou www.admission.com.

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