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Entête - Culture

Shane Murphy: simplement blues

Quel étonnant duo que celui d'un guitariste chanteur assisté d'un batteur. Mais, avec le blues, la formule la plus épurée demeure souvent la meilleure, comme c'est le cas avec Shane Murphy.

Peut-être l’avez-vous entendu interpréter Deputy à l’émission Belle et Bum, auquel cas vous connaissez déjà cette voix basse moulée sur des accords de blues, un chanteur très intéressant dont on ne se lasse pas.

Mais c’est la guitare qui signe la prestation, avec un style en finger style qui rappelle bien évidemment Steve Hill.

Le Montréalais de descendance irlandaise est cependant moins spectaculaire que le petit blond trifluvien aux accords intempestifs servis sur une sonorisation à fond la malle.

Mais la subtilité des riffs et la qualité rythmique en font, selon nous, un guitariste plus agréable à fréquenter dans les salles. Résumons en disant qu’il n’est pas nécessaire de saigner des oreilles pour que le blues fonctionne.

Et Shane Murphy est également un meilleur compositeur, même s’il n’a qu’un disque, intitulé Street money miracle.

La voix s’apparente à celle de Joe Cocker, notamment dans les balades, mais le musicien est tout à fait capable d’aller dans des rythmes de reggae, sans jamais rompre le lien d’une musique très soul, comme de rares musiciens blancs arrivent à le faire.

Nous ne saurions trop vous encourager à passer via son site Internet pour mieux le connaître, parce que la série blues du Théâtre Lionel-Groulx a quelque peu raté la cible, samedi dernier.

L’assistance se résumait à une peau de chagrin et l’on devinait des gratuités offertes afin de meubler cette série de type cabaret donnée à l’église Sacré-Cœur.

Même si les spectacles qu’on y présente sont véritablement importants pour les férus du genre, les artistes, eux, sont peu ou pas du tout connus.

Ainsi donc, vous entendrez Sue Foley et Peter Karp, le 10 mars prochain. La chanteuse est déjà venue chez nous et ce sera très intéressant de retrouver, cette fois, une voix et deux guitares.

Et l’on clôturera la série blues, le 14 avril, avec Jérôme Godboo, alors que l’harmoniciste torontois viendra interpréter les pièces de son plus récent disque intitulé Humdinger.

Que manque-t-il à cette série de musique blues pour attirer les foules? Sûrement pas la qualité, puisqu’elle y est constante depuis le début.

Peut-être un animateur à la Bob Harrison et davantage de spectacles pourraient-ils générer un intérêt constant? Remarquez que chacune de ces propositions est suivie d’un point d’interrogation.

Mais votre présence règlerait l’énigme pour ces deux dernières présentations de la série donnée en formule cabaret, c’est-à-dire attablés avec un verre dans une salle parfaite pour ce style de musique.

C’est à l’angle du boulevard Labelle et de la rue Blainville, à Sainte-Thérèse, et l’on réserve en composant le 450-434-4006 ou en visitant le site d’Odyscène.

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