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Secrets de bestioles

Photo Yves Déry:

Secrets de bestioles

Hamidou Savadogo

Les soirées de contes et légendes Ça me dit de conter, présentées à la Galerie d’art de Blainville, en collaboration avec la Maison internationale du conte, ont su nous faire voyager aux quatre coins du monde et du Québec.

Pour cette dernière édition de la saison, c’est l’Afrique qui nous était racontée par Hamidou Savadogo. L’auteur, comédien, conteur, poète et metteur en scène originaire du Burkina Faso avait préparé, pour le public blainvillois, une série d’histoires courtes bien de chez lui, mais tout à fait universelles par leur sagesse ou leur humour.

Inspiré par l’exposition Il était une fois… des insectes et des hommes de l’Insectarium de Montréal, présentement hébergée à la Galerie d’art de Blainville, Hamidou Savadogo a intitulé son spectacle Histoires d’insectes et autres bibittes. Secrets de bestioles, mais aussi d’animaux, de princesses ou d’écoliers nous seraient révélés à travers les contes de Savadogo, dont le programme de la soirée a été inopinément repensé afin de combler aussi les quelques enfants présents, à la vue desquels le regard du conteur s’est tout de suite éclairé.

Moins d’insectes, donc, mais bien du plaisir tout de même dans cette soirée de contes dynamique et interactive. En effet, Hamidou Sagadogo souhaite non seulement la participation du public lorsqu’il la sollicite expressément lors de nombreuses chansons dans un dialecte burkinabé, mais il encourage aussi les interventions des spectateurs pendant qu’il raconte. Blagues et commentaires fusent ainsi à tout moment, générant bien sûr un sentiment de proximité et de familiarité, mais gênant parfois la fluidité des récits…

Vêtu d’un superbe boubou, Hamidou clame dès son entrée en scène son besoin du public, tissant bien vite un lien amical et chaleureux avec ce dernier, qui ne se fait pas prier pour être transporté sous le chaud soleil du Burkina Faso, le «pays des hommes intègres».

D’une histoire à l’autre, le conteur dépeint des époques et des univers différents, réalistes ou fantastiques, disséminant tout au long de la soirée des perles de sagesse issues de ses ancêtres. Avec la mante religieuse, on explore les relations homme-femme et l’importance de l’honnêteté et de la communication, puis, avec le fils du sage, son père et son âne, l’on apprend à développer sa pensée critique, son jugement propre.

Dans le village de la princesse Awa, on découvre certaines traditions des Burkinabés de même que les risques inhérents à la quête de la perfection, puis l’on voit avec l’écolier que seule une personne peut juger de sa propre valeur sur le marché de la vie. L’histoire de La mouche sotte révèle l’importance d’écouter les conseils de ses aînés, tandis que l’homme malheureux apprendra de sa visite à Dieu qu’il est le seul maître de son destin, qu’il se doit de saisir les opportunités qui s’offrent à lui. Le tout se termine sur une chanson à répondre, dont nous avions heureusement mémorisé le refrain tout au long du spectacle et qui nous ramène à l’histoire de la guêpe maçonne racontée par Hamidou, au terme d’une soirée à la fois dépaysante et familière, en compagnie d’un conteur éminemment sympathique.

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La dernière édition

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