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Sans artifice: la guitare romantique d'Isabelle

La guitariste Isabelle Héroux.

Sans artifice: la guitare romantique d’Isabelle

Elle est menue, avec de toutes petites mains, et pourtant c'est une grande guitariste avec des élans romantiques parfaitement naturels. Isabelle Héroux venait tester la sonorité de la maison Lachaîne, dimanche dernier, en pizzicato et sans amplification.

En fait, oui, il y avait un microphone, mais c’était pour la lecture de courts textes poétiques de Prévert, Gaston Miron, Félix Leclerc et autres bonzes de la francophonie, afin d’introduire les pièces musicales, toutes d’influence romantique.

C’est une lecture et pas véritablement une interprétation des textes à la Sophie Faucher que donne Isabelle Héroux, mais à la guitare, là c’est tout le contraire, alors qu’on a droit à une interprète de formation.

Son jeu est toujours mélodieux, comme le veut le genre, et des interprétations de chansons telle Qu’il est difficile d’aimer (musique de Gaston Rochon) ont littéralement charmé l’auditoire. Et il y avait un aspect pédagogique qui nous apprenait que la pièce Les jeux interdits était en fait de Fernando Sor.

L’émule du collège Lionel-Groulx nous étonnait, par ailleurs, avec un sujet de thèse sur les ongles du guitariste, une révolution qui a longtemps divisé les pizzicatos qui, de toute évidence, n’ont plus que la longueur pour objet d’indignation; même l’auriculaire s’est mis au flamenco. Non mais, dans quel monde vit-on?

L’animation était complice de l’assistance et la guitariste ne se cachait pas du plaisir de jouer sans artifice devant ce public très attentif. Il lui a bien évidemment fallu revenir en rappel pour une pièce dont la dextérité était tout aussi fascinante que les harmonies et la superbe mélodie.

Il y a peu de place pour ce type de concert, mais il peut toutefois fort bien vivre dans la mesure où il y a plusieurs petits endroits avec des auditoires comme celui du Comité culturel de Sainte-Thérèse.

Catherine Audet, puis les Cigales

Et c’est toujours sous les bons hospices du Comité culturel que la Ville de Sainte-Thérèse recevra Catherine Audet, en quatuor, le vendredi 30 mars, puis l’ensemble baroque et de la Renaissance La Cigale.

Catherine Audet brille sur le marimba et la chanteuse est parfaitement juste, avec une diction impeccable. C’est toujours rythmé et souvent de façon langoureuse comme dans Jusqu’à ce que la mort nous sépare, une pièce ensoleillée au refrain inoubliable.

Mais c’est surtout un instrument classique qui fait de la pop avec une sonorité exceptionnelle et des compositions d’une musicienne née, laquelle a grandi dans la musique jusqu’au deuxième cycle universitaire, avant de se faire auteure, compositrice et interprète, avec brio dans chacune de ces dimensions.

Vous entendrez donc une excellente chanteuse, quoique l’intérêt spécial concerne la virtuosité au marimba. Retenez que ce spectacle est donné en soirée, dès 20 h.

La Cigale qui suivra, le 1er avril, s’exécute en trio et il s’agit d’un ensemble connu de la maison Lachaîne qui, rappelons-le, est située à l’angle des rues Blainville et de L’Église. Nous savons pertinemment, pour l’avoir vécu, qu’un dimanche matin avec ces instrumentistes est un moment savoureux.

C’est via le site [www.odyscène.com] que vous trouverez tous les détails et l’on joint la billetterie au 450-434-4006.

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