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Salomé Leclerc: écrire autrement

L’auteure

Salomé Leclerc: écrire autrement

Il y a de ces jeunes musiciens qui, en quelques notes, prennent la mesure du temps actuel et nous le retournent dans une esthétique nouvelle, avec des mots inédits. La voix est personnelle et la guitariste vraiment intéressante, voici Salomé Leclerc.

Beaucoup de talent, donc, chez cette jeune auteure et compositrice, tant à la guitare, avec des motifs bien développés et une technique intéressante de toute évidence cultivée à bonne école, qu’en ce qui concerne la voix plutôt haute, mais tout de même organique comme une voix de gorge et touchante dans les intonations.

La difficulté résidait cependant dans le choix des pièces, avec deux longues mélopées en ouverture de spectacle qui auraient eu avantage à faire place à l’une des pièces plus rythmées que la musicienne pratique avec autant de talent, sinon plus.

Il s’agit d’une écriture poétique sans refrain récurrent ni de pont et pas vraiment de couplets non plus. L’auditeur inattentif n’arrivera pas à rattraper le fil perdu et il perdra en même temps le goût de suivre ce fil narratif.

Quoique les amateurs qui ont bondé la salle de l’église Sacré-Cœur s’y accrochaient comme à un fil d’Ariane et la jeune artiste est définitivement à se faire un public très fervent.

C’est toujours la difficulté quand on essaie d’écrire autrement qu’en quatrain à rimes plates et sur des variations musicales plus complexes qu’un tempo 4/2. Les goûts sont fonction des habitudes et il s’agit d’une saveur nouvelle: il faut peut-être prendre plus de temps pour savourer pleinement.

Il faut dire qu’avec le multi-instrumentiste Benoît Rocheleau aux percussions, au trombone, à la flûte de même qu’aux claviers et à la trompette, également à temps partiel aux cymbales, ainsi que Philippe Breault à la contrebasse et à la voix, le trio s’exécute sur des arrangements solides et les performances instrumentales s’avèrent très relevées lorsque les instruments appuient fortement la trame musicale.

C’est en fait sur ces moments musicaux où les instruments s’accordent sur un motif que la compositrice devrait miser pour captiver l’auditeur sur sa poésie et il s’agirait de quelques pièces davantage up tempo pour en faire des chansons populaires sans jamais être de la pop.

Parmi les reprises, on entendait, de Noir Silence, Le vent nous portera, aussi du Sophie Hunger qui est la source d’inspiration de Salomé Leclerc. La Gaspésie de Félix fait partie des chansons qu’elle reprend de façon très personnelle et son disque intitulé Sous les arbres témoigne d’un talent si fort qu’il nous semble mature.

Mais la jeune artiste a encore beaucoup à apprendre et à faire et c’est assurément une chance pour l’avenir de la musique chez nous.

Doba, le 22 mars

C’était donc dans la petite salle de type cabaret de l’église Sacré-Cœur, au coin de la rue Blainville et du boulevard Labelle, à Sainte-Thérèse, là où se produira Doba, Doriane Fabreg de l’ex-duo DobaCaracol, avec un spectacle de poésie musicale avec son avatar Sand Woman. On réserve en composant le 450-434-4006.

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