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Sage, Peter MacLeod?

Même si l’âge n’est pas garant de la sagesse, Peter MacLeod a tout de même mûri ces dernières années. Toujours aussi rigolo, il a mené son 4e one man show sans aucune fausse note.

Sage, Peter MacLeod?

Même après 20 ans de service et quatre spectacles solos, force est de constater que Peter MacLeod perpétue une vieille habitude: s'amuser et se bidonner sur scène.

Doté d’un charisme qui ne s’achète pas, le grand gaillard n’a pas eu besoin de soigner son entrée plus qu’il ne le faut. Nimbé d’une auréole (effet technique aidant) qui ne le rend pas du tout plus sage, il s’est présenté, tout en candeur, la bouche en cœur, au Théâtre Lionel-Groulx, pour un spectacle tenu à guichets fermés.

Était-ce un Peter MacLeod plus posé, plus réfléchi, plus réservé qu’à l’habitude? Oh, que non! Pourtant, on y a presque cru en le voyant affublé d’un costume trois-pièces bon chic bon genre, cravate comprise.

Mais avant le grand retour de Peter MacLeod, il fut obligé d’attendre un peu, puisque le gentil humoriste a offert la première partie de son spectacle à Stéphane Poirier, un comique tout en mot et en geste. Hyperactif comme son copain, ce dernier a bien fait rire son public par son dynamisme explosif et débordant.

Entrée en scène

Quant à MacLeod, après trois secondes, nous étions fixés ou charmés (c’est selon). D’une part, il est resté aussi sympa, il a bien vieilli et il est toujours drôle. Trois aspects à ne pas sous-estimer.

Avec ses 40 ans et des poussières qu’il trimbale derrière lui, Peter MacLeod a tout de même mûri, et ce, qu’il le veuille ou non. La prostate n’étant plus un fruit de mer pour lui, il pose un regard plus éclairé, plus vif sur la société d’aujourd’hui avec, en prime, ce penchant naturel du retour en arrière sur sa propre vie lorsqu’on vieillit. Une ode à l’enfance dorée en quelque sorte.

Si ses remarques demeurent crues et bien arrosées de jurons, il n’hésite pas à les napper de ses propres expériences. Au banc des accusés, il pointe aussi la société matriarcale, responsable de la sur-sollicitude.

«Aujourd’hui, faut faire attention. Attention à tout! Tout est dangereux!» souligne-t-il, tout en se rappelant les bons moments de son enfance où la liberté ne portait pas toujours de casque.

Devin

Impossible de rester insensible au devin, Nostradama, qui s’offre quantité de fous rires en prophétisant à peu près n’importe quoi. «En 2047, la vulve d’Anne-Marie Losique demandera le divorce», prévoit-il en hoquetant de rire.

Très touchant également ce numéro où il rend un hommage à sa mère prise avec ce fils hyperactif.

Mais outre tous ces numéros bien ficelés, on retient le tout dernier, alors qu’il rend un véritable, pour ne pas dire un vibrant hommage aux femmes rondes. Exit désormais les poupounes à la taille fine et à l’indice de masse corporelle inexistante pour Peter MacLeod. Son univers érotique se résume désormais aux femmes rondes. Et à entendre les cris de plaisir (ou de revanche?) de quelques femmes dans la salle, Peter MacLeod n’a pu que les glorifier une dernière fois avant de quitter la scène pour de bon.

Vraiment renvoyée aux calendes grecques, la sagesse.

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